Canicule
Deux heures du mat’ et la chaleur reste écrasante.
Sur notre fameuse table de salon, Dominique.
Liée, offerte, consentante, elle semble ne jamais devoir débander. Marina la chevauche avec une rage peu commune, dégoulinante de sueur.
Magnifique.
Ses yeux restent rivés aux miens tandis qu’elle chemine vers sa jouissance, visage fermé, presque dur.
Elle crache son orgasme en un cri guttural, bref, rauque, venu du fond de son ventre empli par la majestueuse et infatigable queue de notre transgouine préférée.

Lorsqu’elles se désunissent, il y a comme un "schlouif" capiteux qui m’excite au plus haut point. Je me penche sur le membre, gainé de l’indispensable préservatif – couvert des sécrétions de mon aimée, et l’engloutit entièrement, gourmande.
J’ai toujours aimé ça. Quand je gobe une queue, je me sens pute, avec ce zeste de "saleté mentale" qui fouette les sens, bâillonne l’intellect pour mieux profiter de l’acte pur.
La bouche de Marina vient se coller à ma fente. Sa langue me fouille, m’aspire.
Mon bonheur est complet.
Je suce allègrement, surveillant le visage de Dominique, guettant l’instant où son regard deviendra vitreux, lointain ; lorsque la grosse veine palpitera sur ma langue, projetant le sperme dans le petit capuchon de latex.
Marina fait des merveilles : une première rafale de plaisir m’emporte, brève, annonciatrice d’une autre, plus puissante.
Dominique halète comme une loco en perdition. Mon majeur dans son anus la fait miauler.
Elle part au fade sans espoir de retour. Tout se brouile en moi ; le feu embrase mon ventre, ma tête…

Je ne sais trop pourquoi je pense à ma mère au moment où je jouis pour la seconde fois. Elle doit dormir, heureuse que sa rouquine de fille ait enfin trouvé la stabilité entre les bras d’une splendide italienne au regard de feu.
En un sens, elle a raison de penser cela.
Repue, je me réfugie dans les bras de Marina.
Plus rien n’existe qu’elle.
Promis, demain je serai sage.
Demain !