Catéchuménat
Elle s’était disputée avec sa grande amie Cynthia et celle-ci était partie seule à la piscine.
Si elle rentrait maintenant, sa mère lui ferait sûrement nettoyer sa chambre mais peut-être, en se montrant très prudente, pourrait-elle monter sans se faire repérer.
Elle poussa la porte d’entrée avec forces précautions. La maison, étrangement silencieuse, semblait déserte. Elle ôta ses chaussures et emprunta le grand escalier qui menait aux étages avec l’habileté d’un sioux. De petits chuchotements incongrus, en provenance de la chambre de ses parents attirèrent son attention. Elle se dirigea vers l’endroit, toujours attentive à ne commettre aucun bruit dans son déplacement.
Par la porte entrouverte, elle coula un regard prudent et ce qu’elle vit la laissa muette de stupeur : sa mère, entièrement nue, agenouillée devant le curé du village – tout aussi nu – suçait voracement son gros sexe violet, noueux, avec des gloussements gourmands !
Comment pouvait-elle ? … et qu’il avait l’air bête, cet homme, banal sans ses habits de corbeau. Pour la première fois, elle le voyait nu. Il était velu comme un singe, laid, vieux ; elle le ressentit comme un intrus inconcevable dans les murs familiaux rassurants.
La tête inclinée, les jambes fléchies, le bassin en avant, il contemplait les va-et-vient dont sa queue bénéficiait avec un sourire aussi ravi que répugnant. D’un coup, il attrapa les longs cheveux blonds pour forcer la douce bouche maternelle à engloutir presque tout son monstrueux appendice. Il se mit à râler puis il émit comme une plainte rauque et ses yeux s’exorbitèrent.
Elle ne pouvait détacher son regard du visage de sa mère, déformé par l’odieux enfournement clérical. Deux gros filets blanchâtres lui apparurent aux commissures des lèvres ; ces belles lèvres qui lui articulaient tous les jours : "tiens-toi droite ; n’oublie pas tes tartines ; je t’adore, ma petite fille chérie ! "
Le sperme n’en finissait pas de déborder en vagues gluantes, descendant le menton avant de s’étirer en fils répugnants jusqu’aux seins lourds. Elle se sentit au bord des larmes ; une boule d’amertume gonfla sa gorge, l’empêchant de respirer.
Puis le regard de l’homme croisa le sien ! Calme, il lui sourit en la fixant tandis qu’il achevait de distiller sa sainte sanie sur la langue de l’être qu’elle aimait le plus au monde, qu’elle avait toujours admiré – jusqu’à cet instant maudit. Elle se mit à trembler de tout son petit corps tandis que la jubilation de ce Satan de village éclatait jusque dans sa tête, résonnait, ricochait sur ses neurones, lui disait : "Tu vois, ta mère aussi apprend mon catéchisme ; comme toi, chaque mercredi ! "
Elle s’enfuit, toujours silencieuse.
Dans la rue, elle pleura de rage en se rappelant les phrases de son amie Cynthia :
- "Ta mère, c’est qu’une pute, elle se fait même le curé !"
Comme elle s’en voulait d’avoir dit non, pour la première fois, la semaine passée, juste avant de sortir du confessionnal.
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Pas mal le curé, mais ceci dit tu ne risques pas de te faire des amis chez les écclésiastiques )
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J′boude si j′veux, d′abord!!!!