Cocaïne 5, le voyage.
Toujours le même préambule : pour ceux qui prendraient le train en route, il suffit de cliquer sur la catégorie "cocaïne, fiction" pour avoir l’ensemble des textes précédents. J’ai également modifié la numérotation des parties du récit. L’ancienne étant trop pompeuse à mon goût.
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Si la délicieuse main de Noémie ne s’activait pas dans mon futal toscan à triple sécurité, je dirais que je m’emmerde franchement. L’ambiance n’y est pas. Mes quelques invités, guindés, discutent entre eux sans grande conviction. Leurs regards dérapent sans cesse vers cette main menue qui me triture maladroitement. Mal à l’aise mézigue - comme toujours lorsque j’évolue en terrain inconnu. Parmi ces gens, il y a sans doute quelques fervents adeptes des partouzes, des hommes qui trompent leurs femmes, des femmes qui épuisent leurs amants en des lieux inimaginables mais ils et elles, durant cette soirée, ne bougeront pas, prisonniers de leur situation, de leur rang social qu’ils jugent enviable et qu’un scandale pourrait compromettre définitivement.
Plus tard dans la nuit peut-être, lorsque l’alcool relâchera leur vigilance.
Noémie respire bruyamment à mon oreille, cherchant sans le moindre doute à me faire comprendre qu’elle est très excitée. Je l’admire, cette donzelle : elle joue ses cartes sans pudeur, en bonne opportuniste toutes catégories parce qu’elle n’a rien à perdre – enfin, pas encore.
Je bande, mou j’en conviens, mais je bande. C’est l’ambiance qui me coupe les moyens. Un vrai pervers apprécierait hautement de se faire entreprendre popaul par une super nana devant un tel aréopage d’apprentis proctologues du genre humain. Un vrai pervers apprécierait tout pareil de se faire entreprendre par une splendeur qui se voue à la mécanique des fluides sans états d’âmes, sans y adjoindre le pack standard de "l’amour-toujours-aime-moi-marions-nous-mon-gars" Entre Noémie et moi, il y a une sorte de deal mais pas d’envie réelle.
Sans être prostituée, cette fifille travaille déjà dur, elle cherche à assurer son avenir, ses rêves de gloire. Ses doigts aériens me racontent avec conviction combien elle est prête à faire n’importe quoi pour y parvenir. Elle est belle, le sait et entend bien se forger une destinée à la hauteur de son éphémère splendeur.
Dans 10 ans, elle commencera à se faner.
Sacrée course contre la montre quand on n’a que beauté et jeunesse pour toute richesse. Mon regard s’attarde sur ses traits de jeune fille sage.
Qui oserait la blâmer un seul instant, hein ?
Ses parents, crédules, doivent sans doute profondément dormir tandis qu’elle me branle, certains que leur fille, perle unique entre toutes, parviendra dans la vie par la seule force de son travail et de son intelligence.
Pourraient-ils imaginer un seul instant qu’ils ont conçu un adorable petit monstre dépourvu de tout sens moral ?
Les autres filles, oui – ces petites jeunettes que monsieur aborde sur le trottoir avant de rentrer bouffer la blanquette de veau dans son "home sweet home"… mais sa fille à lui, jamais !

Ma paume mesure l’humidité prononcée de son entrecuisse.
La belle doit posséder ce penchant lascif qui lui permet d’érotiser l’anormalité de la situation présente et en jouir tout en gardant le cap qu’elle s’est fixé en acceptant l’invitation d’Anke.
Ce carré VIP est le premier pas vers sa destinée. Maintenant, son visage sera inscrit dans la mémoire du cerbère-physionomiste qui garde l’accès à ce sanctuaire pour peoples et autres gens influents – ceux qui pourront l’aider à s’évader de sa condition sociale actuelle. Désormais, cet homme la laissera entrer avec un petit sourire de connivence.
Je l’embrasse et elle me rend mon lèche-babines sans répugnance. Ce baiser est tout ce qui la sépare de la prostitution. Les putains ont toujours rechigné à embrasser. Embrasser, c’est goûter l’autre, c’est intime, écoeurant ou excitant – la langue est sans doute trop proche du cerveau.
Quoique, parfois, l’écoeurement peut côtoyer l’excitant. La nature humaine est ainsi faite.
Dans sa chambre, il doit y avoir des peluches. Ces peluches, elle les gardera toute sa vie. Tant qu’elles seront là, elle ne se verra pas vieillir.
Je décide tout à coup, sur une impulsion, de faire un pas de plus vers la dépravation totale :
- Sors-la, sors ma queue.
- Là, devant tout le monde ?
- On s’en fout ! Je veux que tu la sortes et que tu la respires, que tu la humes avant de la mettre doucement dans ta bouche, sans te presser ! Le meilleur moment, c’est quand je sentirai la chaleur de ta bouche approcher mon gland… les premières secondes… c’est magique. Je veux voir ta bouche s’approcher doucement pour me gober, m’avaler.
- Et si on allait dans les toilettes pour baiser ?
- Dans les toilettes ? Pourquoi devrais-je te baiser dans les toilettes, dans l’odeur de pisse des autres ? C’est l’idée que tu te fais d’une partie de baise inoubliable ?
- Inoubliable, ça reste à voir. Je suis vite excitée mais je ne jouis pas facilement. Et puis j’ai… j’ai un penchant pour les situations crades…
- Je crois surtout que tu as peur d’ouvrir tes cuisses devant tous ces gens.
- Ils ne m’excitent pas.
- Moi non plus et pourtant il me plairait de te baiser devant eux, figés, tremblants, enflammés mais incapables d’oser un simple geste pour te toucher, profiter de ton corps. Oui, ça, ça m’enchanterait. Mon côté exhibitionniste sans doute.
Exit l’hétaïre admirable. Son côté Mimi la geignarde reprend le dessus :
- Et moi, je ne veux pas qu’ils me touchent. Ils sont vieux et gris. (un temps) Un vieux laid, vraiment laid m’exciterait peut-être mais pas eux. Ils sont nuls.
Autant pour moi. Tout compte fait, cette greluche a de la ressource.
- Pourtant, regarde-moi, je suis vieux !
- Pas encore… et tu es beau ! Tu me plais. J’aime ton odeur.
Parler ne l’empêche pas de déboutonner mon pantalon pour m’en extraire le mandrin. Autour de nous, quelques exclamations étouffées saluent le geste. Le banquier sur la droite ne peut détacher son regard de mon pieu qui roule mollement sous les caresses. Noémie se penche et dépose de petits baisers sur mes couilles avant de remonter doucement vers le gland en pressant ses lèvres humides le long de l’urètre. Elle ouvre grand la bouche lorsque de joyeuses exclamations venues de l’entrée suspendent son geste.
Ces satanées jumelles, encore elles, font une entrée en fanfare. Frustré, je les maudis illico et pour l’éternité.
Elles ont troqué – dieu sait où, leurs tenues grunge au profit de vagues uniformes qu’on pourrait imaginer portés par d’indécentes petites collégiennes précocement dévergondées : chemisier blanc largement déboutonné, micro-jupe écossaise plissée, socquettes blanches et bottillons noirs.
Autour de leur cou, un fin lacet de cuir noir supporte une lettre sertie de brillants – S pour Sadie et L pour Lizzie.
L m’apostrophe joyeusement :
- Ben dis donc, l’artiste, c’est ainsi que tu t’occupes de tes invités ! Ce n’est pas bien de les faire baver en étalant ta bonne fortune, pas vrai Sadie ?
- Je veux ! Heureusement que nous sommes là ! (à la cantonnade) C’est notre anniversaire aujourd’hui et nous ne voulons pas voir une seule triste figure autour de nous donc poudre d’extase pour tout le monde !
De son sac d’écolière satanique, elle extirpe, outre une quantité impressionnante de sucettes multicolores, une pleine poignée de petits sachets plats qu’elle jette sur la table.
Montrant l’exemple, elle en ouvre un d’où s’écoule une pincée de poudre blanche qu’elle transforme aussitôt en deux fines lignes identiques. Elle roule ensuite un billet de 500 euros qu’elle se met dans le nez pour aspirer la coke.
Rayonnante, elle s’ébroue :
- Rhaaaou ! De la pareille, mes amis, vous n’en trouverez nulle part ailleurs. Profitez-en, c’est notre tournée !
Sadie s’installe tout contre moi. Toujours ce sourire démoniaque lorsqu’elle incite Noémie :
- Vas-y, mignonne, ne sois pas timide. Cette coke est une pure merveille. Je te la prépare, tu m’en diras des nouvelles !
Je ne sais trop quelle attitude adopter lorsque je m’aperçois, ébahi, que mes invités ne se font pas prier pour puiser dans le tas de sachets. Sadie jubile :
- Oui, c’est ça, prenez, servez-vous. Un rail de coke, ça ne se refuse jamais !
Noémie vient d’aspirer sa dose sans hésiter. Immédiatement, ses somptueux yeux sombres brillent d’un éclat insoutenable. Elle feule :
- Géniaaaal !
Sans transition, la voilà qui glisse le long de mon corps, s’agenouille entre mes jambes et me prend dans sa bouche, me happe, me tète littéralement. Sa langue pointue agace ma hampe, devient fourreau palpitant pour mieux m’extorquer quelques râles de bonheur.
Lizzie s’assoit sur la table, face à moi, ses jambes de part et d’autre de mon corps, écartées en une pose délibérément obscène.
La garce ne porte pas de culotte. J’ai une vue imprenable sur sa fente soigneusement épilée. Elle ricane, s’ouvrant encore plus :
- Elle est pas belle, la vie, chéri-chéri ? Je vais te préparer deux p’tits rails, à toi aussi, histoire que tu te lâches un peu. T’es trop guindé, mon beau !
- Sans façon, merci !
Son regard se fait mauvais :
- Dis donc, tu ne voudrais pas nous vexer, hein ? Je ne t’ai pas demandé si tu en voulais !
Sous la table, Noémie, à grands renforts de borborygmes, parvient à m’engloutir jusqu’à la garde tandis que Lizzie me présente les rails dans une petite soucoupe accompagnés du billet de banque toujours soigneusement roulé :
- La coke n’est bonne que lorsqu’on l’aspire au travers d’un bon gros billet bien décadent. (Autoritaire) : sniffe !!
Je m’exécute. Après tout, ce n’est pas la première fois. Je ne vais pas en mourir.
L’effet est fulgurant. Je comprends de suite que cette coke n’est pas "normale". Une sorte de flash dément illumine ma tronche de l’intérieur avant de se répandre dans tout mon corps en paillettes de lumière pure. Les milliers d’odeurs alentour assaillent mon sens olfactif. L’air, soudain luxurieux, caresse ma peau, tourne autour de ma hampe sur laquelle salive toujours mon amante d’un soir.
J’entends même la salive autour de mon gland malgré la sono tonitruante.
Sadie et Lizzie m’observent, gourmandes. La lumière tourne en moi, finit par se concentrer dans mes reins, gonflant ma queue à l’extrême. J’ai soudain la certitude que je ne débanderai jamais plus. Je peux ressentir le sang qui afflue vers les corps caverneux de ma flamberge.
Le désir, un désir vorace, incontrôlable, époustouflant, définitif, me submerge.
Je suis fort, je suis… Dieu !

Autour de moi, certains invités copulent déjà à tout va, debout ou couchés à même le sol. Une blonde couine sous les coups de boutoir du banquier alors qu’une charmante brune, venue d’on ne sait où, bave de bonheur, secouant la tête comme une folle en délire pendant qu’un chauve la gamahuche avec avidité. Le PDG d’une grande usine régionale se fait sodomiser par ce petit minet qu’il venait de nous présenter peu de temps auparavant comme étant son neveu.
Les vêtements volent en tous sens, les corps se mêlent sans parti pris d’âge, de race, de beauté… ou de sexe.
Les femmes embrassent les femmes, les hommes embrassent les hommes.

Au milieu de cet enfer de volupté, les jumelles rient aux éclats.
Je jouis une première fois, à longs jets, dans la bouche de Noémie. Cette jouissance, loin de me calmer, me fouette les sangs. Je la soulève, la couche sur la table et la pénètre brutalement. Son ventre est bouillant, liquide, gourmand. Elle m’agrippe, me tire à elle, verrouille ses jambes autour de mon bassin en s’égosillant :
- Bourre, mais bourre donc, mon salaud ! Ah, la bonne queue, bien épaisse, bien chaude, bien dure ! Elle me remonte jusqu’à la gorge !
Fébrilement, je la dénude tandis qu’un chafouin petit bonhomme cherche à loger la virgule qui lui sert de sexe dans sa bouche.
Les soeurs, de plus en plus hilares, dansent maintenant sur la table au son de "I want your sex" de G. Michael.
Je pétris les plantureuses fesses de ma jeune partenaire à pleines mains.
Tout est bien,
je suis bien !
Ma sève monte à l’assaut de son ovule lunaire… lorsque, tout à coup, je me déchire en deux.
Sans douleur, sans saignements.
Délivré de la chair, mon esprit s’évade et plonge dans le gouffre infini, plus obscur que l’âme d’un politicien, qui m’entoure. Durant cette chute, je traverse fugitivement quelques décors cauchemardesques qui me glacent les sangs.

Inexplicablement, "j’atterris" au centre d’une grande cave voûtée, sinistre. J’avance d’un pas sûr. Dans ma main gauche, il y a un rasoir.
Une forme humaine se précise peu à peu dans la pénombre. C’est une femme, nue, enchaînée, écartelée, suspendue à un mètre du sol. Deux torches à la flamme bleutée l’éclairent faiblement.
Son visage est tuméfié ; son corps semble avoir subi plusieurs traitements atroces si j’en juge par les effroyables marques dont il est couvert. M’entendant venir, la femme relève péniblement la tête.
Je m’entends dire : "Voici le temps venu. Tes souffrances vont bientôt cesser. Es-tu contente ?" Ma main tenant le rasoir se lève, s’approche de sa poitrine et, d’un coup, d’un seul, fend son sein droit. La lame rebondit sur les côtes.
Je voudrais hurler son effroi.
Rideau.
Noir, bien entendu.
À nouveau ce gouffre qui, cette fois, m’aspire vers le haut.
Je suis revenu dans le carré VIP, étendu sur la banquette. Les soeurs sont penchées sur moi, inquiètes. Un autre amant m’a remplacé dans le ventre de Noémie.
Je balbutie :
- Où… suis-je ?
- Ben, au "road to 666", me répond Sadie, perplexe.
- Je… j’ai eu une vision ! Une vision horrible !
aaah juliiie, cette longue atente est finalement recompensé, c’est ce que j’apel un veritable decollage
Merci pour tes appréciations, Ted. Elles me font réellement plaisir.Force m’est cependant de constater, si je m’en réfère au peu de réactions, que cette fiction n’intéresse peut-être pas grand monde et qu’elle risque bien de s’interrompre d’ici peu.Sans doute ais-je eu le tort d’écrire en me mettant dans la peau d’un homme. Les hommes préfèrent lire de l’introspection féminine. Moi, j’aurais aimé que les hommes qui passent lire, justement, me disent si ma vision intime des réactions intimes masculines "sonnait juste" ; si les hommes pouvaient se retrouver, quelque part, dans ce récit.J’en arrive même à me demander (à nouveau) si je vais continuer à bloguer. L’unif semble vouloir nous mettre la pression, cette année. Après une semaine, je suis débordée alors que j’entame ma troisième année. (je m’imaginais être plus cool après le passage des deux premières années réputées les plus dures mais non !)
Je n’envisage pas encore d’arrêt dans l’immédiat-immédiat mais si cela se confirmait, ça serait, cette fois, absolument totalement définitif.Bah, qui vivra verra.
je peut te dire que tu "entre" bien dans la peau d’un homme, ta vision "féminine" de cela apporte un réel plus.courage a toi (a vous trois d’ailleur) pour vos etudes et autre travaux respectif.
"J’en arrive même à me demander (à nouveau) si je vais continuer à bloguer. (…) si cela se confirmait, ça serait, cette fois, absolument totalement définitif."
Moi je passe souvent, et ce depuis tes débuts. Je suis certaine que d’autres – qui ne se manifestent peut-être pas forcément - sont dans le même cas que moi ;
et je trouverais ça très dommage, même si c’est un peu égoïste de ma part ;), que tu arrêtes tout :o/
Je lis aussi, régulièrement, sans jamais laisser de commentaires. Je n’ai rien à dire, et c’est pareil ailleurs.Le texte est agréable à lire, par contre je ne suis pas sûr que beaucoup de monde s’identifie à un personnage de ce genre, ni au contexte, et donc puisse vraiment comparer les réactions intimes. Ce n’est en tout cas pas mon cas.Donc je serais de l’avis de la personne précédente, continue, c’est bien. Ce n’est pas le nombre de commentaires seul qui prouve l’intérêt des gens, les commentaires sont même généralement assez peu intéressant donc sans c’est pas pire qu’avec :)++
Cher Julie,Je ne sais pas toujours quoi t’écrire, sur ce blog, si ce n’est le plaisir de la découverte de ton monde. Je trouve généreux de le partager ainsi et si je luis trouve un intérêt c’est qu’il répond à ma curiosité sur les mystéres de ces jeunes femmes croisées dans le quotidien. Je considére comme une perle rare et précieuse cette expression de toi, ici .Cette essais d’une femme se mettant dans la peau d’un homme est instructive pour moi… d’avoir une image de ce que tu imagine de la maniére des hommes de vivre leurs vies…Les hommes sont tous différents,… mais quand à me reconnaitre , même partiellement, c’est difficile car j’ai jamais pris de coke, jamais été caressé en public, … quelques choses de plus "banal" permettrais de mieux répondre …Mais je prend un réel plaisir à te lire et vraiment ce récit commence à m’intéresser,… j’ai envie que tu raconte la suite… S’il te plait !!
Mais tu ne disais pas que ceci éait la trame, le "brouillon" d’une nouvelle plus longue que tu reprendrais ? Je rejoins les autres, ce n’est pas toujours évident de trouver quelque chose d’intéressant à dire. Moi j’ai envie de lire la suite en tout cas !
oui, le syndrome de la feuille blanche est un enemie bien rude, plus que l’unif ? je ne le sais mais tu a l’air de bien le combatre, craque ya trop de suspens deja ehehehaller bonne chance pour la suite, mais si elle est aussi bonne que le debut c’est une grande chose qui nous atend
Salut Julie!
Bon je cède aussi à l’envie de laisser un petit mot, puisque l’auteure est en mal de reconnaissance.
Je ne te lis pas depuis longtemps mais depuis que j’ai trouvé ton blog dans les liens du dieu du blog, j’ai nommé PHILOGRAPH le grand, tu es dans mon top 10, celui que je consulte tous les jours à la pause café, en espérant (bien trop souvent en vain malheureusement) qu’un nouvel article aura été posté… Le plaisir de te lire est grand, et je dois dire que ne te connaissant pas, je n’aurais pas deviné que ce blog n’était pas écrit par un homme. Le style de tes contributions ne se ressemble pas, ce qui donne une impression de blog patchwork, comme si plusieurs auteurs publiaient, et c’est pour cela que je le trouve si savoureux.
En un mot, continue! Sinon je vais devoir demander à Philo de nous trouver de nouvelles perles rares blogosphériques!
Ted > encore une fois : merci. Pour arriver à "ressentir" l’effet… homme, j’ai d’abord tanné la patience de mon copain Max, (ex) grand reporter qui a bien voulu me répondre en gardant une patience d’ange. Pour le reste, quand je doute, je ferme les yeux et je m’imagine avec une queue entre les jambes, je me concentre sur les sensations que je devrais éprouver si je me retrouvais tout à coup ainsi transformée. Cet exercice, quoique périlleux puisque je livre le résultat de mes cogitations à la lecture d’hommes, me plaît – j’avoue, énormément.Dyne > Nous avons eu, depuis la publication de ton com, une petite conversation MSN. Tu sais donc que la fatigue a des effets pernicieux sur mon moral. De plus, j’avouerai avoir un caractère d’ultrasensible qui me pousse parfois à parler quand je ferais mieux de la fermer.Guillaume > Evidemment, s’identifier à mon personnage est quasi impossible étant donné que je lui fais faire un peu n’importe quoi au gré de mon imagination. Ceci étant dit, hommes et femmes ont souvent (mais pas toujours) des réactions différentes face à des situations données (et puis,faites aussi fonctionner votre imagination que diable) de par l’éducation spécifique que distillent les parents (et la société, l’environnement immédiat) en fonction du sexe de leurs enfants et puis, bien entendu, parce que nos schémas métaboliques, complémentaires, sont différents. C’est l’exploration de ces différences, tu l’auras compris, qui me passionne. J’aime écrire "vrai" et c’est pour cela que je demande si les états d’âmes de mon personnage collent assez bien à la réalité masculine. Je me demande si j’ai été claire, là. Pas sûre.Robert > Mais je connais, moi, des hommes qui se poudrent le nez et qui se font caresser en public (je blague, tout le monde sait que ces hommes n’existent que dans les livres) ! Evidemment, si je raconte un mois de la vie de monsieur tartempion, sous-comptable au service contentieux de la firme "bidets and co", je ne vais pas aiguiser votre curiosité, hein ! J’ai aussi décidé de ne par respecter la règle d’or de monsieur Hitchcock : placer un homme ordinaire dans des situations extraordinaires. Luc Messonnier n’est pas un homme ordinaire mais il le voudrait, souvent !Melie > Je retravaillerai ce récit à condition que le résultat final me plaise et, si reprise il y avait, je pourrais totalement modifier l’ensemble. En fait, lorsque j’écris "long", l’idéal serait de me couper totalement de toute source d’inspiration (tv, ciné, livres…) afin de ne pas être influencée et garder le cap. Dur dur, parfois, l’imagination : un petit truc de rien du tout et paf ! gribouillis-brouillons rapides que je garde (j’en ai des tonnes) parce que (mais bon sang, mais c’est bien sûr) ça pourrait donner un rebondissement extraordinaire. Tout, absolument tout peut devenir intéressant à condition d’être traité correctement… et c’est surtout cela, mon problème !Ted (suite) > Je n’ai pas le blocage de la feuille blanche, contrairement à ce que tu pourrais croire (voir ci-dessus). Je suis même tout à fait capable d’en noircir un fameux paquet. J’aurais même plutôt trop d’idées, ce qui n’est pas toujours idéal pour respecter une ligne de récit.Mister Jo > Je m’angoisse surtout à l’idée de n’être lue par personne. Un écrivain vend un certain nombre d’exemplaires de son bouquin et, rassuré (ou pas), il peut se dire : au moins, tant de personnes m’ont lu. Mes ventes à moi, ce sont les coms. Il faut dire que je passe quand même un temps certain sur chaque texte que je publie ici (l’idéal étant que cela ne se sente pas et ce n’est pas aussi facile qu’il y paraît). Je n’ai pas besoin qu’on me loue, qu’on me jette des fleurs à chaque épisode, j’ai juste besoin de savoir si quelques personnes me lisent et entrent sans difficulté dans les méandres de mon esprit tordu – même si parfois elles se disent : oh ! C’est trop, là, elle dérape dans les haricots, la Julie ! Et oui, je sais que nous ne publions pas assez. J’ai toujours peur, vis à vis de mes deux amies, Juls et Prunelle, de donner l’impression que je tire la couverture à moi et comme elles ont un autre rythme de publication que le mien, il y a parfois des blancs un peu longs, désolée. J’en profite d’ailleurs pour leur dire que je suis souvent en manque de leurs textes parce que j’aime énormément les lire, bon sang de bonsoir de grmblblpfff !
j’avouerai avoir un caractère d’ultrasensible qui me pousse parfois à parler quand je ferais mieux de la fermerJe connais çà…Julie, je viens quotidiennement sur ton blog et cette histoire me plait. En tant que fille, je trouve que tu penses bien comme un mec ;-) tu es bien avancée hein ? ;-))Les commentaires ne veulent pas dire grand chose, comme la plupart, je lis mais je ne commente jamais.Si tu veux te rassurer sur la fréquentation, fie toi à tes stats !
Elle > Si on joue l’ironie désabusée, crois-moi, je suis certaine de gagner. J’en ai usé et abusé dans la "vraie vie". Les blogs sont des lieux interactifs. Cette interactivité en est l’essence même. Tu parles des stats et cela me fait sourire.Ralphy (les perles du chat), il y a longtemps, me fit découvrir une plateforme blogs consacrée au sexe basique : voissa ! (absolument sans intérêt, d’ailleurs, la plupart du temps – c’est même plutôt pathétique voire sinistre, je trouve)Tous ceux qui ouvrent un blog sur cette plateforme sont assurés d’avoir des stats explosives. Ils en parlent d’ailleurs assez, de ces chiffres d’entrées extraordinaires : des milliers d’entrées en quelques jours mais aucuns commentaires ou presque.Rien, nada !Faire 2000 entrées "stats" ne relate aucune réalité ou intérêt, Ou plutôt, cela relate trop bien… le travers inhérent aux stats.Je me fiche bien de faire des milliers d’entrées "zapping-fast-food". Je cherche autre chose lorsque je passe des heures à écrire puis choisir des illustrations en rapport avec mes textes. Le chiffre m’indiffère parce qu’il ne veut rien dire. J’aime en apprendre plus sur ceux et celles qui me lisent au travers des coms – c’est d’ailleurs ainsi que j’ai connu, aimé et chéri mes deux complices Juls et Prunelle. C’est ainsi que j’ai passé des heures à discuter sur MSN avec Ralphy ou Anna.Si bloguer était simplement synonyme de chiffres, j’arrêterais de suite et sans le moindre regret.Je suis Julie, rousse de chez rousses and Co. Je me sais (sans prétention) jolie, pas trop conne, j’ai 20 ans et j’ai envie de vivre, pas dormir devant un écran encombré de chiffres.Et maintenant je dois m’apprêter pour l’unif.Vais encore être en retard, bordel !
Euh Julie, je penses que l’on s’est mal comprise…pour une fois (je le jure et c’est assez exceptionnel), mon commentaire était totalement dénué d’ironie désabusée ! Mince alors…Sinon, j’ai bien aimé ta chute : "Je suis Julie, rousse de chez rousses and Co. Je me sais (sans prétention) jolie, pas trop conne, j’ai 20 ans et j’ai envie de vivre, pas dormir devant un écran encombré de chiffres." SANS IRONIE AUCUNE !!! et pour les stats t’as pas tort…mais bon çà tu le sais déjà.
Je lis, j’apprécie mais je trouve que c’est une vision féminine de l’homme… desolé… et je regrette pour l’instant de voir surtout des actes, pas ou peu de contradictions internes notamment…
Soit ton personnage a renoncé à toute forme de libre arbitre pour se laisser aller au gré des actions que la vie lui propose, soit ton récit n’en est qu’au tout début… je préfère croire en la seconde !
courage.
Elle > En me relisant et en te relisant, quelques heures plus tard, je m’aperçois que j’ai encore donné dans le grandiloquent, comme d’hab’. Il serait temps que je reprenne une bonne portion de sirop "moktoidtoilarousse" mais il fait de moins en moins d’effet me semble t-il. Merci en tout cas de t’être manifestée. Cela m’a fait grand plaisir et j’espère bien lire encore tes remarques de temps à autres, hein ?
Amiral > ça faisait longtemps, non ? Tant que tu ne me dis pas qu’il s’agit d’une vision réductrice de l’homme, c’est bien. J’ai annoncé au début de cette histoire qu’elle comporterait un nombre certain d’épisodes. Ceci dit, c’est une histoire, je le répète, récréative à tout point de vue, pas le futur Goncourt du siècle. Dès le départ, j’avais envie d’écrire chaud, de me frotter à la narration érotique sans autre prétention. Il ne faut surtout pas chercher d’études de caractère, de société ou autre.Quoique ! Par moment, c’est vrai que je ne puis m’en empêcher mais cela reste très superficiel dans le traitement. J’ai envie d’écrire, d’embrasser la condition d’écrivain plus tard mais "d’écrivain de gare" comme je dis – tout simplement parce que j’aime ce style là.Dernière précision : si je travaille avec sérieux, je ne me prends cependant pas au sérieux !
continue comme ça en tout cas, ce texte que tu est en train de sortir de ton prolifique bulbe rachidien vaus certainement mieu que certain goncourt qui eux ce prennent trop au serieu justement.garde ton ton (et non ton tonton… bon je sort) frais, leger et erotique, mais plein de tellement plus de choses.ps : desoler pour la "blague" sur le tonton et pour mon orthographe.
J’ai toujours aimé ton ultrasensibilité, que je retrouve tout autant dans ton humour parfois grincant et ravageur mais toujours drole… que dans tes réponses aux commentaires. Je sais aussi d’expérience que les commentaires louangeurs passent comme des "bon ca va il a compris celui-là" et que les commentaires qui descendent ton texte sont vécus comme des coups de poignard répétés à chaque mot. Mais s’il te plait n’arrete pas……… pas maintenant…………… pas maintenant que ca décolle, que tu oses ce que l’on ne faisait qu’entrevoir dans les premiers épisodes… Ne nous laisse pas comme ca, plantés là, sans savoir ce qui arrive à ton (anti ?) héros……… Je continue à te lire et, promis, je laisserai un commentaire chaque fois que je viens maintenant…. PS Te comparer à Voissa n’a aucun sens, on vient ici pour être ravis par ton style et ton imagination, pas pour se rincer l’oeil sur les (jolies) photos que tu publies pour agrémenter le texte
20 ans, jeune et Julie (^_^)Jusqu’ici, rien à dire … enfin, rien que du bien, mais je vais t’épargner les platitudes que je pourrais sortir.Si tu manque de temps, peu importe, perso, je suis pas aux pièces.Si tu manques d’inspiration par contre …
Ted > T’en fais pas pour ton orthographe. On peut sans problème être quelqu’un de bien avec une orthographe lacunaire, non ?
Alexandre > En ce qui concerne les coms’ coup-de-poignard, vaut mieux que je m’y fasse dès maintenant. Si je suis publiée un jour, je recevrai certainement des lettre pas toujours agréables à lire. On ne peut pas plaire à tout le monde et puis… j’écris d’abord pour moi, pour le plaisir que cela m’apporte contrairement à beaucoup de jeunes auteurs qui écrivent d’abord pour obtenir la "gloire" et le fric. L’inverse de ce qu’il faut faire pour bien écrire quoi !Et puis t’en fais pas, le feuilleton va continuer. Je ne te demande pas de commenter à chaque épisode. Juste quand un passage t’a choqué ou particulièrement plu ?
Sylvain > Mon gars ! Si je manquais d’inspiration maintenant, vaudrait mieux que j’évolue vers d’autres études et d’autres projets. L’ossature de ce récit est déjà construite. Moi seule sait comment cela va finir, de rebondissements en rebondissements. Certe, je n’ai pas programmé un nombre de page équivalent à un roman fleuve vu que le support est un blog et non un livre. Deux genres de lecture assez différents. Mais si tu as peur d’être déçu par la suite… il y a d’autres blogs. T’en foutrais, moi, du manque d’inspiration !
Jul’s Melie, vous etes encore vivantes au fait ?
Ben oui je suis vivante ! J’en profite pour dire à Julie que je comprends ce que tu veux dire quand tu parles de te couper du monde ; pour ma seconde nouvelle, que j’ai écrite vraiment au fur et à mesure, j’ai été influencée par… une banale affiche de film dans le métro, qui a changé toute mon intrigue ! Mais j’aime bien moi, être influencée par ce que je vois… :)
Voilà un certain temps que je passe sur ce blog, ainsi que sur le blog précédent de "Juliiie", j’aime beaucoup les différents points de vue sur des sujets divers et variés et apprécie également cette nouvelle, pour le moment, aucune critique réellement constructive à formuler… j’attend la suite avec impatience.Si je puis me permettre, je ne vois rien d’agressif dans les mots de Sylvain, il est, certes, un peu maladroit dans ses propos, mais je pense qu’il ne tenait en rien à être désagréable…Je m’excuse au passage pour mon premier commentaire (un peu… (beaucoup?) bourru) sur ce blog.. bonne continuation à vous trois !
Ted > Tu voulais peut-être parler de Jul’s et Prunelle ??? Mélange de pinceaux ?Je te signale qu’elles viennent de publier toutes deux il y a peu mais bon, c’est la rentrée. Pas toujours évident.
Melie > Quand tu as défini l’ossature d’un récit et que tu es sans cesse influencée par ce qui t’entoure, pas évident. Sur 30 jours et pour le même récit, je pourrais fort bien trouver 30 déclinaisons totalement différentes d’une seule histoire. Mon esprit, parfois, turbine à une vitesse effarante et contre mon gré ! Je me dis, sur le moment : oué, ça, ça pourrait être mieux, puis ça, puis il faut que j’inclue ça etc etc etc etc. C’est à l’infini ! Sur une histoire courte, une nouvelle, ça peut passer mais sur un texte plus long, faut que je m’accroche à mon idée de bas envers et contre tout.
Elista > Contente de faire ta connaissance. Pour Sylvain, il faut comprendre qu’un (e) conteur (euse) vit en permanence avec cette crainte de la panne, même si l’imagination est débordante. Pas envie qu’il m’attire la scoumoune, hé ! Pour un habitué de mes délires, je l’ai effectivement trouvé maladroit mais il ne faudrait pas croire que je mordais mon clavier de rage, quand même. J’ai, moi aussi, une manière assez directe d’exprimer ce que je pense. Je calque mon ton sur le "ressenti" lorsque je lis un com’. Tout ceci reste, somme toute, relativement bon enfant. La plupart des lecteurs avec lesquels j’ai croisé le fer (et parfois férocement) sont devenus d’excellents (tes) camarades de web.
[^_^] <br />Les commentaires d’unc’le Sylva1n, c’est toujours un succès ! <br /><br />Je le re-dis, bien que je ne sois pas un fondu du style fantastico-sataniques, pour le moment, ton récit, je l’aime bien. Si je ne l’aimais pas, je ne commenterais pas. <br />Tout ça pour dire qu’il ne fallait voir, dans mon commentaire précédent, nul ébauche de critique … je voulais simplement dire "tant que l’inspiration va, tout va". Peu importe le rythme de parution qui peut rendre certains lecteurs ronchons, ou le fait que certains mââââles aient du mal à s’identifier. <br /><br />Tschüss !
[^_^] Les commentaires d’unc’le Sylva1n, c’est toujours un succès !Je le re-dis, bien que je ne sois pas un fondu du style fantastico-sataniques, pour le moment, ton récit, je l’aime bien. Si je ne l’aimais pas, je ne commenterais pas.Tout ça pour dire qu’il ne fallait voir, dans mon commentaire précédent, nul ébauche de critique … je voulais simplement dire "tant que l’inspiration va, tout va". Peu importe le rythme de parution qui peut rendre certains lecteurs ronchons, ou le fait que certains mââââles aient du mal à s’identifier.Tschüss !