Cocaïne 4, tous en boîte
Tout d’abord, je rappelle, pour ceux qui prendraient l’histoire en cours et qui ne comprendraient rien, que ceci est une fiction. Pour en lire la totalité sans chercher, il suffit de cliquer dans la colonne de droite sur : "cocaïne – fiction" pour obtenir le texte dans son intégralité (en commençant par le bas, of course). J’écris en mode "feuilleton-blog", ce qui veut dire que ce texte, normalement, est la matière première qui serait la base d’un texte abouti si je décidais de le travailler en vue d’une parution. Si tel était le cas, il devrait "reposer" deux à trois mois avant que je revienne dessus pour lui donner sa forme définitive – et je n’ai pas le temps, bien entendu, de vous faire patienter trois mois. Soyez donc indulgents, je vous le demande et vous en remercie d’avance
Certains (nes) réclament du texte plus "chaud". J’écris dans une certaine gradation. Si je ponds un texte de 600 pages avec des descriptions cliniques à n’en plus finir, je ne ferais rien d’autre que du porno bas de gamme, lassant. Ecrire "vrai" et chaud n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire. Patience, ça vient !!!
Enfin, je peux annoncer à ceux et celles qui se posaient des questions que ma Jul’s tendresse-amour va re-poster d’ici peu. Non, elle n’est pas en Papouasie et je profite de cette petite digression pour l’embrasser.
Toutes deux me regardent sans ciller, serrées l’une contre l’autre de trois quart face. Regard de prédatrices à l’affût.
Quel âge peuvent-elles avoir ? 18 ? 20 ans, pas plus.
In petto, je me traite d’imbécile mais un long frisson s’attarde, s’entête le long de ma colonne vertébrale, tel un avertissement muet venu du plus profond de mon inconscient. Comme si elles lisaient dans mes pensées, les voilà qui me sourient.
Putain de sourire. Leurs petites dents blanches scintillent d’inquiétante façon. Inexplicablement, je commence à bander.
Ne dit-on pas que le pendu, au moment de rendre l’âme…
Je cherche Anke des yeux afin d’obtenir quelques renseignements sur ces superbes créatures ; ne voit qu’Agnès penchée sur un petit gamin qui pleure en réclamant sa maman.
Je m’approche :
- Arrête de torturer les enfants !
- Ses parents sont dans le bureau avec Anke. Il n’arrête pas de beugler, ce môme. Tu parles d’un bonheur !
- Dis donc, tu sais quelque chose sur les soeurs jumelles qui viennent d’arriver ?
- Tu parles… hum… des deux ravissantes… qui sont JUSTE derrière toi ?
Je tourne la tête et me trouve à quelque cinquante centimètres de leur sourire énigmatique. Celle de gauche attrape deux flûtes de champagne sur un plateau qui passait par là incognito. Elle en tend une à sa soeur. Toutes deux avalent à la cosaque, d’un trait, puis tendent les verres à sainte Agnès en un mouvement identique. C’est celle de droite qui parle la première :
- Allez donc nous en chercher d’autres et prenez ce gnard sous votre bras ou tuez-le mais qu’on ne l’entende plus !
Elles s’approchent de moi jusqu’à me toucher. L’une :
- Bonsoir monsieur l’artiste ! Alors, on se renseigne en douce ?
L’autre :
- Et on bande en nous lorgnant ?
Je rougis comme une pucelle tandis que ma queue s’allonge dans mon futal, ajoutant à ma gêne.
- Bel organe, faut dire, reprend l’autre en la regardant sans le moindre émoi, encore faut-il savoir s’en servir… mais il paraît que vous savez y faire. Eh bien, posez donc vos questions ! Que désirez-vous savoir ?
- Euuh…
Ces deux jeunes garces me bloquent. Je dois ressembler à un poisson rouge hors de l’eau depuis 10 minutes.
Miss A me prend le bras :
- Je m’appelle Lizzie et voici ma soeur Sadie mais nos prénoms ne te serviront à rien, Luc Messonnier, vu que nous sommes parfaitement identiques ! Nous sommes ici pour toi et rien que pour toi, mon chéri.
- Ah ?
- Oui, continue Lizzie en effleurant distraitement la bosse formée par mon sexe du dos de la main. Bientôt, tu ne pourras plus te passer de nous, tu verras. Tu parais mal à l’aise ! Sont-ce les regards de tous ces ploucs autour de nous parce que je te touche ?
Elle empoigne franchement mon tube, le masse en douceur :
- Allons, ressaisis-toi ! Ils n’ont aucune importance, ces gens ; juste des politiques, des cadres supérieurs, des petits banquiers… des toutous qu’on appelle d’un simple claquement de doigt. Nous te ferons connaître les vrais décideurs, tu verras. Nous t’introduirons dans la chambre de leurs filles, de leurs gamins, de leurs femmes ! Qu’est-ce qu’on va se marrer !
- Mais qui êtes-vous !
- Sadie et Lizzie, voyons ! Nous sommes des striges !
- Des quoi ?
- Des striges ! Des démones vampires ! Nous tuons les hommes après leur avoir fait connaître absolument tous les délices sexuels. Lilith est notre reine et notre mère ! Papa était un obscur forgeron du XIV ème siècle. Obscur mais fameusement musclé, avec une grooosse queue comme la tienne !
- Oui, nous recherchons les mâles bien montés. C’est incontournable pour notre plaisir !
Je commence à transpirer sérieusement. Des folles, je suis tombé sur des folles ! Et l’autre qui ne cesse de me branler en public. Je retire sa main :
- Arrêtez-ça, bon sang ! Qui êtes-vous ? Si vous voulez juste dévaliser le buffet, allez-y mais arrêtez ce mauvais cinéma !
Pour toute réponse, elle s’esclaffent, se renvoient la réplique :
- Son buffet…
- il croit qu’on en veut à son buffet de merde…
- qu’on est des pique-assiettes…
- de minables pique-assiettes, nous !
- des pauvres !
- il est décevant, ce petit artiste, tout compte fait…
- oui, il se fie aux apparences…
- à nos vêtements…
- notre look grunge, to-ta-le-ment déplacé en ce lieu raffiné !
Leurs rires, abruptement, cessent. Elles me fixent, à nouveau inquiétantes :
- Le prix de ces fringues, abruti, vaut deux mois de salaire d’un juge à la cour suprême des USA !
- Tu t’es vu, toi, en torero d’opérette ?
- Ceci était notre première leçon, Lukas !
- Ne jamais se fier aux apparences, Lukas !
Elles s’en vont, me laissant seul avec ce prénom venu d’une autre vie et qui résonne de façon intolérable dans ma tête.
Agnès me rejoint :
- Ça va ? Qu’est-ce qu’elles t’ont dit, tu es tout pâle !
- Mais qui sont ces filles, hein ?
- Sais pas ! Elles se sont présentées avec des invitations en bonne et due forme. Le type de l’entrée dit qu’elles sont descendues d’une limousine six portes et que le chauffeur, une triple armoire à glace, les attendait sans dire un mot près de la porte.
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Le "Road to 666" est un camouflet à la logique commerciale. Situé à la lisière d’un site industriel désaffecté, cet ancien entrepôt hâtivement repeint en blanc est l’endroit incontournable du moment, non seulement fréquenté par la jeunesse dorée "Auteuil-Neuilly-Passy" mais aussi par les plus grandes stars planétaires de passage en région parisienne.
La Dion quitte Las Vegas pour souffler un peu et paf ! On la voit au "Road to 666" ! Tu me dirais bien comment elle a trouvé cet endroit pourri, direct, la sirène du Titanic ? Elton se dispute le jeudi avec son julot et il rapplique au 666 le vendredi. Mick Jaegger, Travolta, Bellucci, Karembeu, Madona, Brad Pitt, Jean Reno… pareil !
Lorsque nous arrivons, il y a une file d’attente longue d’une bonne trentaine de mètres sans compter tous ceux qui n’ont aucun espoir d’entrer mais qui glandent de l’autre côté de la route en buvant de l’alcool, assis sur les capots des voitures – tout simplement parce qu’il faut être là.
Un peu à l’écart, quelques paparazzis espèrent le cliché de la semaine. Les portiers-videurs reconnaissent Anke et lui adressent un sourire. Ces trois là, il vaut mieux les avoir dans son carnet d’adresse à la rubrique "copains". Ils portent tous une fine cote de maille sous leur veste. Anke m’apprend que c’est une protection contre les coups de couteau. La jeunesse dorée aime parfois jouer de la lame comme les authentiques voyous des cités à risques, celles que certains élus voudraient nettoyer au karcher. La porte s’ouvre pour livrer passage à une blonde style vamp accompagnée d’une grande plante auburn à la poitrine avantageuse. Aussitôt, les photographes s’agglutinent tandis qu’on avance la voiture de ces dames.
Je demande :
- Qui est-ce ?
Anke me dévisage, surprise par mon ignorance "jet-settienne" :
- La blonde, c’est Paris Hilton ; l’autre, c’est une actrice de séries américaines mais je ne me souviens plus de son nom. Pas de chance pour toi, elles s’en vont ! Les paparazzis espèrent sans doute que Paris ne porte pas de culotte, comme d’habitude.
- c’est aussi une actrice ?
- Disons plutôt qu’elle… passe le temps. Entrons, je crois que tous nos invités sont là.

Une dizaine de couples, légitimes ou non, nous accompagnent dans cette virée snobinarde. L’entrée du carré VIP est distincte de l’entrée principale. Dans la file, une adorable brunette que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam m’envoie des regards langoureux sans se préoccuper du petit ami qui lui tient la main. Anke ricane en observant le manège :

- Pour entrer dans le VIP, certaines seraient capable de n’importe quoi. Appelle-la, elle te sucera sous la table sans renâcler !
- Oh ?
- On parie ?
- Et son mec ?
- Quoi ! Tu veux sodomiser son petit mignon pendant qu’elle…
- Mais non, enfin !
- Je ne rigole pas, ça se pratique souvent dans les recoins sombres.
- Charmant, moi qui me croyait complètement dépravé, j’ai encore du chemin à faire !
Un petit bout de couloir mène à une sorte de grand monte charge sans parois recouvert d’une moquette pourpre qui nous hisse tous, en un seul voyage, vers le saint des saints.
Je suis déçu, d’abord parce que je ne reconnais aucune grande vedette, ensuite parce que cet endroit – quoique richement décoré, me paraît plutôt commun. J’imaginais quelque chose de plus… délirant, plus kitsch. Assez vaste – 20 mètres sur 30 environ, le carré VIP possède son bar et sa propre piste de danse. Le long des murs, une enfilade de petites alcôves, sombres à souhait, permettent d’accueillir huit ou dix personnes. Cette partie de la boîte domine de trois bons mètres la partie "tout venant", l’arène.

Je m’approche de la balustrade et découvre des centaines de jeunes qui se secouent, mollement mais en cadence, sur une musique assourdissante. Bon nombre d’entre eux jettent de fréquents regards vers nous.
- Installons-nous ici, hurle un banquier au visage austère accompagné d’une barbie blonde aussi belle qu’insipide.
- Nous serions mieux vers le fond, bougonne Anke. Qu’en pense notre artiste ?
Je hausse les épaules pour signifier mon indifférence sur le sujet. Agnès n’est pas venue avec nous. J’aurais voulu danser avec elle, la serrer, humer sa peau. Cette fille commence à m’obséder sérieusement.
- Les danseuses sont sacrément bien roulées, vocifère un de nos invités à mon oreille.
- Hein ?
Du doigt, il désigne six cages suspendues assez près de la toiture et qui accueillent une fille chacune, presque nue. Le plancher de ces cages est fait d’une matière transparente qui permet de lorgner sous leurs micro-jupes. Le type me grimace un sourire qui se voudrait de connivence et qui le rendrait encore plus antipathique si cela était possible :
- Mais c’est vrai que vous, artistes, vous devez être blasé en ce qui concerne la nudité, non ?
- Bof, si vous le dites !
Le visage d’Anke vient tout contre le mien :
- Luc, je voulais te présenter Noémie.
Je me retourne et reconnaît immédiatement la superbe brune qui me faisait des oeillades énamourées. Cette dernière me fixe en se dandinant d’un pied sur l’autre. Son sourire hésite entre timidité et provocation.
- N’hésite pas à mentir, te vanter, inventer, murmure encore Anke. Il n’en faut vraiment pas beaucoup pour que cette magnifique dinde tombe, rôtie à point, dans ton assiette. Elle te trouve superbe alors profites-en !
- Et son copain ?
- Parti fââché, le pauvre, ironise t-elle cruellement. J’ai dit que tu avais remarqué sa grande beauté, que tu voulais la rencontrer… elle et uniquement elle. Cette charmante enfant n’a pas hésité une seule seconde. Ils se sont enguirlandés vite et bien. Il est parti et elle m’a suivie en frétillant du popotin. (À la fille) Prenez place, Noémie. Je vous présente Luc Messonnier, artiste de renommée internationale, coqueluche de la jet-set !
Sous un parfum trop sucré, je crois deviner l’odeur enivrante de son petit sexe dodu. Ma queue se réveille, demande à être présentée.
Bon sang, c’est vrai qu’elle est magnifique.
C’est vrai que j’ai besoin de faire l’amour avec elle et tant pis pour son Julot. Assise contre moi, penchée vers moi, elle babille déjà ses rêves de gloire people en mode lecture rapide :
- … Voudrait travailler à la télévision, être présentatrice d’émissions… fait du chant, j’apprends la comédie aux cours M… trois heures de fitness par jour… vous connaissez des vedettes, des gens de la télé ? Je vous ai vu dans des émissions… chez machin peut-être, non ?
Elle a un regard vif et intelligent mais elle est déjà en train de vendre son corps et son âme en contrepartie d’une vague promesse de ma part… jusqu’ici informulée.
Le banquier, par l’odeur alléché, s’immisce dans la conversation :
- Moi, je connais personnellement Guillaume Durand…
- Ho, Dugland ! Tu retournes près de ta Barbie et tu nous lâches, vu ?
S’il insiste, je lui colle une mandale. Prudent, le gars fait machine arrière, outré par tant de grossièreté.
Je replonge sur ma belle et commence à lui mentir de façon industrielle :
- …connais du monde, je pourrais vous… pourrions nous revoir… accepteriez de poser pour moi ?
- Nue ?
- J’aimerais bien, oui. Vous avez un physique parfait. Cela vous pose un problème ? C’est de l’art, pas du porno…
Je m’écoute parler et je me trouve minable. Ma conduite est minable, mes mots sont minables. Elle va me planter là et partir, c’est couru d’avance. Je saisis délicatement sa main et la baise. Il faut bien commencer par quelque part comme disait je ne sais plus qui. Elle pose sa main sur ma cuisse et rencontre mon gourdin, dur comme du bois. Sans s’émouvoir, elle tend ses lèvres vers les miennes. Nos bouches font connaissance. Sa langue m’explore, d’abord avec une certaine timidité puis de plus en plus hardiment, voracement.
Entre deux baisers, elle halète à mon oreille :
- J’ai envie !
- … (?)
- J’ai envie de te prendre dans ma bouche, j’ai envie de te sucer maintenant… mets ta main, touche moi ! Je mouille pour toi, tu es beauuu !
Impossible de faire plus direct. Mes doigts s’égarent sous sa jupe pour vérifier ses dires.
Quelques mètres plus bas, dans l’arène, accoudées au comptoir, Sadie et Lizzie me sourient en sirotant une boisson compliquée. Elles m’envoient un baiser volant avant de tendre le poing vers moi, pouce levé !
Qu’elles aillent au diable ! J’aspire la salive que Noémie injecte dans ma bouche.
Je n’ai pas un sexe : je suis un sexe !
ah madame, les mot que vous employez je les connais.mais sous votre plume, ils prennent tout leurs sens et comme des fleurs eclosent en notes fruité pleines d’arome voluptueuse
Non, non pas de vacances en Papouasie ( quoique ça m’aurais bien tenté). Je reviendrais sous peu. Et je profite de mon (rapide) passage pour embrasser mes deux collègues et amies.
Hum. J’ai du mal à accrocher cette fois. Je ne sais pas à quoi c’est dû. Je ne saisis pas le sens de ce chapitre, où il nous amène. Je ne trouve pas d’émotions. Ou alors, je ne suis pas ‘d’humeur sexuelle’ Toutefois je trouve toujours ta plume excellente, l’écriture est vraiment agréable :]
Tiens c’est marrant que je commente sous Dyne… parce que moi je l’aime beaucoup ce chapitre là. Je le trouve plus construit, (encore) mieux écrit que les précédents. Et puis il faut dire qu’on entre vraiment dans l’histoire là, et qu’on se prend au jeu.(je ne voyais pas si mal avec ma sorcière-vampiresse du Grand Vampire hein, quand je commentais sur je ne sais plus quelle note où tu parlais de rousse… de toi sans doute ?)
Ted > Arrête de m’appeler "madame", j’ai l’impression d’avoir 30 ans !!! Merci pour ce moment de lyrisme.ma Jul’s > j’en profite pour t’embrasser aussi, ma douceDyne > Difficile d’écrire une histoire plus ou moins longue sur un blog. Si tu tiens un livre en main, les pages défilent vite mais sur un blog, c’est plutôt fast food : rapide, sinon les soupirs viennent vite. Ceci est une expérience. Et puis, si tu n’es pas d’humeur sexuelle, vaut mieux abandonner la lecture maintenant ! Je n’ai pas décidé d’écrire le roman du siècle mais plutôt une histoire divertissante avec tous les poncifs du genre.Melie > Comme quoi, une lecture n’est pas l’autre, hein ! Il est fort probable que, si je retravaillais cette histoire dans son ensemble, j’effectuerais des coupes, des remaniements jusque dans le fil de l’action. Ecrire sur blog est beaucoup plus périlleux parce qu’on ne peut pas trop revenir sur ce qui a été raconté. Outre le fait que cela va devenir plus chaud, j’ai aussi l’intention d’infléchir le ton vers le burlesque. Comme je disais plus haut, c’est une expérience. PS : Moi, j’interviens plus tard dans le récit, avec Marina.
trés j’areterais les madame.
mais tu compare ton texte a un fast food… je retournerais bien a mcdo s’ils sont devenuent a la hauteur de ton recit alors c’est de la grande gastronomie. vivement la suite…
[...] À cet instant, mon portable se met à vibrer. J’hésite un peu. Et si c’était déjà les flics ? Un négociateur qui me sommerait de me rendre. Je prends l’appel et reconnais directement la voix de l’une des jumelles : [...]