Danse, Julie, danse !
Hier soir, entre copains (copines) étudiants(tes), nous sommes allés à une soirée rétromusic. J′avais une envie terrible de bouger. Nous avons dansé sur les tables, sans alcool ni autres substances (en ce qui me concerne, du moins). Faire la fête, rien que la fête, alors que le monde entier est affreux et morose. Tout oublier, rien qu′un soir, bouger, transpirer sur la musique pour nous rappeler que nous sommes jeunes, que nous sommes vivants, bourrés de force et d′envies, de rires.
Oublier les pantins politiques de tout bord, les vieux séniles plein de fric, qui utilisent notre jeunesse pour faire leurs guerres de merde. Oublier qu′on nous a coincés dans un no-future qui nous affole, nous terrorise.
Oublier, juste un instant !
Lorsque je suis rentrée, au petit matin, j′ai trouvé un petit mot de Lucas (mon amant en titre, toujours) sous ma porte m′informant qu′il était passé me voir et avait trouvé porte de bois. Son message suait la rancune, ce qui m′a fait plaisir. Je ne suis pas une poupée qu′on vient trouver juste quand on en a envie, pour baiser, en se disant que, de toute façon, j′ai toujours envie.
Pauvre petit homme, si sûr de lui, qui vient, sans le savoir, de faire un faux pas de taille.
—–