Demi finale
La France vibre au rythme du ballon oval.
A tel point que les concepteurs de canapé ont dû revoir les modèles pour les renforcer. Eh oui! Il faut pouvoir supporter ces kilos de chairs surexitées face à un écran de télévision.
Un ballon, deux équipes et de l’adrénaline qui coule à flot dans les veines. Des crampons qui rayent l’uniforme vert du terrain, des centaines de kilos de muscles qui entrent en collision. Du sang qui vient s’ajouter aux couleurs des maillots, la sueur. Le hakka des Néo Zélandais qui sonne comme une danse de mort de l’équipe adverse. Le défi dans les yeux, les machoires serrées. Et encore les cris, de joie, de colère, d’encouragement.
Les hurlements des supporters, qui tournent et virent sans arrêt dans un stade.
La France pense rugby en ce moment.
Et moi?
Ma foi, je pense Champlain, Jaurès, noblesse espagnole, … Je cauchemarde en pensant à mes profs. Mon cerveau s’emballe et s’enraye à force de tourner dans tous les sens les sujets de dissert, les exposés.
Je pense en terme de rendement, de temps perdu dans les transport en commun, au sac pas assez grand pour contenir tous les livres.
Et en même temps je remercie le ciel d’avoir de quoi me sortir la tête de la fac. Sinon j’aurai l’impression de me noyer, une sorte d’apnée involontaire. C’est une rentrée quoi ! Il faut le temps de s’adapter.
Comme dirait mon cher oncle : " Après 5 mois de tourisme ça doit te faire drôle de foutre enfin quelque chose!"
Ben oué, ça fait drôle, mais moi ça me fait pas rire plus que ça.
Courage ! Le changement de rythme c’est dur, au début … et après, aussi … et même à la fin, je crois. Bref, être étudiante, c’est ‘achement plus dur comme métier que starduchobiz, et en plus ça paie moins. En tout cas si t’as besoin de décompresser, pour un séjour en montagne tu fais 3615 Sylva1n (^_^)