Les vacances, le soleil, la plage, … le rêve?
J’imagine que beaucoup d’entre vous ont déjà voyagé vers des pays étrangers. Que se soit de votre propre initiative ou via des agences de voyage, vous avez dû connaître tous les petits désagréments qui sont le propre des voyages à l’étranger.
Ces petits tracas désagréables qui pimentent les voyages, et font des anecdotes à raconter aux amis et à la famille au retour. On en rit avec les autres, quand on est bien installé dans son jardin un verre de pastis dans une main et des gâteaux apéro dans l’autre.
Mais sur le coup… Eh bien ?
Sur le moment vous ne riez pas forcément, mais alors pas du tout.
Se retrouver dans un pays étranger sans valise.
Découvrir que la chambre d’hôtel donne sur une décharge.
Arriver dans un pays tropical en période de mousson.
De l’intoxication alimentaire à la tourista, tout en passant à l’allergie qui vous fait enfler comme un ballon, vous courez dans tous les sens pour trouver un médecin. Pour se rendre compte, enfin, qu’il baragouine difficilement trois mots de français et quatre d’anglais.
Toutes ces petites historiettes qui font les voyages et les souvenirs. Mais si on vous avez prévenu de la galère future ?
Forfait tout compris, pension complète, hôtel trois étoiles avec piscine et garderie de 14h à 16h pour les enfants de moins de 10 ans, plage privée attenante à l’hôtel, et village typique à peine à deux kilomètres.
Ca fait rêver.
« Bon d’accord, les horaires du club mickey sont un peu réduits, mais les enfants s’amuseront bien, et la plage n’est pas loin, inutile de louer de voiture. On est à côté de tout, il ne nous reste qu’à prendre une ou deux excursions au départ de l’hôtel et on aura de belles vacances.
- Oui et le soleil. Sans compter qu’il y un centre de balnéo à l’hôtel on pourra laisser les enfants à la garderie et on ira passer une après-midi détente tous les deux.
- Il faudra prendre l’appareil photo !
- Et les masques et tubas ! »
De fils en aiguilles vous vous faites vos vacances avant d’être dans l’avion. Vous imaginez chaque situation, chaque possibilité en préparant la valise. Du pull pour les soirées fraîches, à l’inévitable crème solaire. Vous rêvez toujours deux jours avant. Et la journée qui précède le départ la panique souffle …
« T’as pris des pantalons pour les enfants ?
- La voisine ! T’as prévenu la voisine qu’on partait ? Il faut lui laisser les clefs pour qu’elle vienne ouvrir.
- Non ma mère le fera, et elle arrosera tes plantes.
- Ta mère ! Ca me ferait mal qu’elle me ruine mes plantes avec sa tremblote. Elle est même plus capable de manger sa soupe sans une paille, alors arroser mes bonzaïs sans les noyer …
- Tu vas pas commencer avec ma mère !!
- Je commence rien, et toi t’arrêtes de suite. Les sous ! T’es allé en chercher à la banque ? Je te rappelle qu’on sort de la zone euro.
- Bordel ! C*** suite d’injures et de noms d’oiseaux. Tu crois que c’est encore ouvert la banque à cette heure ? »
De crises de nerfs, en valises qui refusent de se fermer, vous partez enfin. Je vous épargne l’enregistrement, les valises trop lourdes, les billets qui s’égarent au fond de sac trois fois trop grands. Les contrôles, l’embarquement en catastrophe, toujours les contrôles.
Dans l’avion, tout le monde décompresse…
« Maman, j’veux la place à côté de la fenêtre !
- Chut ! Au retour.
- Mais c’est pas justeuuuhhhh !
- Arrête ou papa va se fâcher. Dis quelque chose toi !
- Gnié ?! »
N’oublions pas la queue aux toilettes dans l’avion, les hôtesses aussi aimables que des portes de prison et ne parlant pas la langue quand elles sont sur des vols chatter. L’avion qui vous semble atrocement vieux quand vous monter :
« C’est ça qui va nous emmener à ****, hein papa ?
- Oui maintenant tais-toi.
- BBEErrrrrk ! Il est tout rouillé ! En plus les sièges ils sont tous déchirés. »
Avec un sourire d’excuse vous faites taire votre mioche, et dans votre tête vous pensez à votre testament.
Mais il est temps d’atterrir. Vous suivez la coutume qui veut qu’on applaudisse le pilote pour sa manœuvre. Même si c’est vraiment la dernière chose à laquelle vous penser.
Pensée numéro un : sortir le plus vite possible de ce vieux coucou.
Pensée numéro deux : récupérer les valises dont une au moins sera soit perdue, soit dans un sale état.
Pensée numéro trois : trouver des toilettes.
Mais enfin vous trouvez le bus pour l’hôtel, vous remplissez les éternelles fiches d’hôtels (« Chérie c’est quoi notre numéro de séjour ? »), récupérez les enfants partis en vadrouilles. Et maintenant vous vous tenez prêt à découvrir votre palace. Et ….
Merde. Une petite chambre blanchie à la chaux et décorée avec une aquarelle miteuse. Un lit d’appoint alors que vous en vouliez deux. Et la douche a des odeurs d’égouts.
Malgré tout vous êtes en vacances… donc vous décompressez.
Jusqu’à ce que se soit le moment de vider les valises.
« T’as pas pris mon short !
- Ben non, tu me l’as pas mis sur la pile à emporter.
- Mais je te l’avais dit !
- Il était sur la pile oui ou non ?
- Merde voilà ! »
Après ça il faut encore trouver le restaurant de l’hôtel qui accueille plus de cinq cent chambres. Pour le découvrir fermer ou pas loin de l’être. A table et dodo.
Le lendemain vous trouve d’excellente humeur. Cette humeur de vacances, qui vous fait dire que tout le reste n’est que broutilles, qu’il fait beau, alors pourquoi se pourrir pour un short ? (Moche selon votre femme)
Vous passez votre matinée à visiter, à voir les animations de l’hôtel, vous vous renseignez sur les horaires des repas. A ce propos d’ailleurs votre restaurant attitré est celui du quatrième sous-sol à l’opposé de votre chambre.

A suivre …
Normalement , je part vendredi – le 13 – en bagnole pour la toscane avec les 3 mioches,…c’est une bonne idée de poster des pensées de voyages maintenant,…Toi tu part pas peut-être ???? c’est ça,… une espéce de vengeance,…. ????
pour l’instant, pas encore de môme, juste les bon cotés des vacance, mwwaaahhhh que c’est bon !!soleil, cocotiers et sable fins :-)
Robertdeniro > Un vendredi 13 ! J’espère que tu n’es pas supersticieux, sinon …Et non, ce n’est pas une vengeance, moi aussi je pars en voyage.
Ted bundy > Je pars oui! Mais pas à la plage, ni sous les cocotiers!
Ouais les vrais vacances sont celles qui se font seul. Une fois marié et en plus des enfants sur le dos c’est même plus la peine de rêver à cette paix vécue auparavant. Autant aller voir le patron et lui dire que vous renoncez à toutes vos vacances et congés payés..en plus vous aurez peut-être une promotion. Héhé..
Pour les optimistes bah euh que dire partez en vacances en famille vous verrez :D