Orgies modernes, 2ème partie

 

Je pose une main de propriétaire sur la jambe de Marina.  Geste puéril qui traduit le méli-mélo de mes sensations intimes.

Des images m’envahissent : elle, offerte sur le podium, proie d’une grappe informe de corps agressifs ; elle, en train de suivre, docile, des hommes et des femmes sur le matelas près de nous… et enfouir son visage entre d’autres cuisses.

Un grand froid me paralyse.

 

Je me frotte contre sa beauté,

qui s′incline, à son tour, sur moi :

-          ça va ? me demande t-elle doucement.

-          Je ne sais pas… oui, sûrement, si tu m’aimes !

Mon oreille reçoit ses chuchotis, suite de mots doux et forts, rassurants de passion, qui n’en finissent pas.

 

Ne serais-je qu’une petite fille qui joue à la grande ?

 

Rappel à l’ordre de Claude :

-          Ho, les filles !  J’existe !  Et je me sens un peu exclu, la troisième roue du vélo, le porte chandelle, vous voyez ce que je veux dire ?

-          T’as pas encore emballé la blonde, toi ?

-          Houla !  On se calme !  Je te rappelle que c’est toi qui a voulu…

-          JE SAIS ! … Dis-moi, avant, tu faisais vraiment partie de ces hommes là ?  Comme les trois, là, sur le podium, qui s’acharnent sur une seule femme ?

Il regarde la scène :

-          La femme en question semble ravie, au cas où tu ne le remarquerais pas !

-          C’est vrai… excuse-moi !  Je ne sais pas ce qui me prend.  Je suis ridicule.

-          Non, tu as 19 ans, et tu es en décalage par rapport à ces gens.  Ici, on s’encanaille, on vient pour cela.  Lundi matin, les hommes retourneront au bureau, lisses comme s’ils avaient passé le week end à faire des barbecues avec les voisins.  Les femmes redeviendront mères attentives, qui brossent les cheveux de leurs enfants, qui les embrassent avant de les envoyer à l’école.  Et tous éprouveront une secrète volupté en repensant à l’interdit, aux étreintes, à toute cette folie.

-          Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à tilter, moi ?  Tout y est : très beau décor, des gens pas plus moches qu’au dehors… c’est sans doute ça : ils gardent leur tête habituelle !

-          T’es marrante !  On ne change pas de tête suivant les circonstances !

-          Non ! ils gardent la grisaille de tous les jours DANS leur tête !  Ils ne participent pas vraiment à la fête, ils viennent juste piller le buffet ! Et ils boivent toujours dans des gobelets en plastique !

-          Heu… j’te suis pas trop, là !

-          Pas grave, laisse tomber.  C’est moi qui déconne !

 

Arrivée en coup de vent de Louis :

-          Et alors mes pitchous, on s’amuse ?  Qu’est-ce que je vous sers, c’est pour la maison !

-          La même chose, simplifie Claude.  D’accord, mes belles ? Voilà, c’est pesé !

-          Dis donc, t’es devenu bien sage, toi, remarque le bonhomme.  On t’aurait rogné les ailes, beau gosse ?

-          Je vieillis, Louis ; je change.

-          Oh !  Dis pas des conneries pareilles, tu veux ?… (à mi-voix, genre conspirateur) On m’a déjà posé plein de questions sur vous trois, au fait !  Hé hé !  Sacré Claude !  (à nous)  C’était le roi, mon Claude !  Il lui suffisait d’arriver pour mettre la pression dans le rouge !  Hé oui !  Hum… Bon, je reviens de suite avec vos boissons.

 

Pas besoin de parler : mon sourire narquois en dit assez long. 

Notre guide "sex by night" finit par s’agiter :

-          Quoi !  Je n’ai jamais caché mon passé !

-          Le roi, hein !

-          Sans oublier la pression dans le rouge, renchérit Marina.  J’en ai des vapeurs !

-          Hiiii (crise de rire à deux) !  Ô divin monarque, nous sommes tes esclaves dévouées !  …. Oh-oh ! … Claude ?

-          Prout !

-          Claude !

-          Quoi ?

-          V’la la blonde !

 

Notre jolie voisine se dirige vers nous,

vers lui :

-          J’aimerais beaucoup danser avec vous… si vos délicieuses compagnes sont d’accord, bien entendu !

 

Le monde à l’envers.

Trop forte la belle !  Nature, directe. 

 

Je réponds pour mon amant qui ne sait quoi dire :

-          Mais oui, il va vous faire danser !  Il en rêve depuis tantôt mais c’est un grand timide !  Nous vous le prêtons avec joie !

-          Merci mademoiselle, je vous le rendrai presque entier, promis !

Nous les regardons partir, joyeuses de le voir soudain tellement pataud. 

Cela lui ressemble si peu. 

 

Louis revient et dépose nos trois verres sur la table :

-          Plusieurs couples ont demandé s’ils pouvaient vous offrir une consommation.  Quess’que je leur dis ?

-          Que c’est bien gentil, que nous sommes très touchées et blablabla… mais non merci !

-          Ça ne vous engage à rien, vous savez !

-          Encore heureux !  Et c’est toujours : non merci !

 

Je retourne à ma contemplation de Claude qui piétine, habillé, entre les bras de la grande liane nue.

Elle ne lui aurait pas déjà mis une main à la braguette, miss TGV ?

Pourquoi se priverait-elle ?

Je n’éprouve aucune jalousie envers ce qu’ils peuvent faire. 

En revanche, si cette vorace touchait à Marina…

 

 

Sur le matelas, un nouveau couple s’accouple ; femme en position de levrette, l’homme la besogne à petits coups de reins convulsifs, collé au cul, le buste penché pour mieux lui pétrir les seins. 

Plus loin, une brune généreuse, à genoux, suce le membre d’un jeune pacha étalé dans son fauteuil…

 

Marina secoue la tête, incrédule :

-          ça baise vraiment dans tous les coins !

-          Ouais !  Note qu’ils sont venus pour ça !  Même Claude va finir par succomber.  Y’a que nous !

 

Je prends sa bouche pour un long baiser passionné.  Lorsque je quitte ses lèvres savoureuses, emportant ma ration de salive,  je remarque ce type assis, guindé, qui nous fixe de derrière ses grandes lunettes carrées en se masturbant ouvertement. 

Celle qui l’accompagne n’en paraît pas du tout émue ou choquée.

Son regard me gêne.

Sa présence me gêne.

Il a l’allure d’un vieux ministre – nu – desséché par trop de promesses électorales, avec des traits sévères, taillés tout en rides longues, verticales, sous une calvitie éblouissante malgré la pénombre. 

Son corps de bric et de broc – carrure étroite, bedon rond et jambes maigrichonnes, ne doit se sentir à l’aise que dans un costume taillé sur mesure. 

Il ne s’émeut pas des ondes furieuses que je lui envoie par l’intermédiaire de mes yeux ; 

Il se branle,

de façon mécanique,

Impassible.

 

À Marina :

     -    J’en ai marre de cette alcôve grand format, on retourne au bar ?

     -    Et Claude, on l’abandonne ?

     -    On va lui dire en passant !

J’avais raison : la blonde a bel et bien fourré la main dans sa braguette.  Elle a de la suite dans les idées, cette dame.

-          Claude ?  Nous allons au bar.  Tu nous rejoins quand tu veux, prends ton temps.

-          Mais…

-          Fais à ton aise avec madame !  Il n’y a pas de problème.

 

 

 

Retour à la lumière. 

Les loups solitaires sont encore plus nombreux ;

la petite brune et son mari n’ont pas bougé, ils paraissent simplement plus éméchés.  Une des deux serveuses à disparu.  A-t-elle fini son service ou…

 

Louis s’étonne de nous voir :

-          Déjà !  et Claude ?

-          Il est en main !

-          Ha, j’m’en doutais !  (il parle fort, de façon à être entendu de tous) Si quelqu’un vous embête, ici, vous me faites signe et j’arrive, OK ?

-          D’accord !

 

Louis les gros bras, défenseur de la veuve en rupture de tristesse et de la luronne.

Louis, commerçant de son état, avant tout.

Louis et sa règle : ne pas importuner les femmes. 

Alors il veut montrer qu’il nous protège de ces hommes qui errent, qui tournent en rond, plus poignants que réellement inquiétants.

Ces demoiselles nous font le plaisir d’être là, n’est-ce pas ?  Alors pas touche ou elles risquent de ne point revenir !  Mais vous pouvez les regarder tant que vous voulez !

 

Parce que,

il ne faut pas s’y tromper : nous sommes dans un lieu masculin avant tout.  Tout y est fait pour attirer la belle, la denrée, la friandise, sans l’affoler.

Certaines viennent en connaissance, d’autres en reconnaissance, comme nous – peut-être.

Celle-ci est une véritable hétaïre que rien n’effraie,

Celle-la suit son mari, heureuse ou malheureuse, allez savoir.

Il y a tant de méprises au sein des couples, par manque de dialogue, ou par fatigue, ou par égoïsme, ou…

 

Sommes-nous si compliquées ?

Contrairement à ce que croient les hommes, nous ne sommes pas « LA femme »,  générique jusqu’à l’abstraction, stéréotype malmené au gré des doutes d’amants plus ou moins inquiets, agacés ou impatients. 

Chacune est différente, tant dans sa tête que dans sa chair et il y a autant de façon de vivre sa féminité qu’il y a de femmes sur terre.

Bon, d’accord, nous avons quelques (gros) points communs, c’est vrai.

Et puis, je n’ai jamais dit que le monde est si mal foutu que ça. 

Hommes et femmes sont bel et bien faits pour se fricasser les uns les autres.

 

Alors, pourquoi est-ce que je me sens vide et fermée, là, tout de suite ?

 

Une fille sort des douches. 

Aussi jeune que moi, sinon plus, très mince et franchement jolie.  Le cheveu noir et court, de grands yeux sombres, une bouche ourlée à souhait. 

Ce n’est cependant pas sa beauté qui me sidère mais plutôt le fait qu’elle se promène entièrement nue dans le bar, au milieu des affamés, avec la plus grande désinvolture.

Je la regarde venir vers nous. 

Mon visage doit traduire mon étonnement car elle s’arrête à notre hauteur, souriante :

-          Salut !  On se connaît ?

-          Heuu !  Non, je ne crois pas.

Elle consulte sa montre, la seule chose qui  cache un peu de sa peau mordorée :

-          J’peux rester quelques minutes avec vous ?  J’suis venue avec mon mec et un de ses copains, un gros relou qui m’saute dessus tant qu’il peut, comme s’il avait plus baisé depuis des années.  J’commence à en avoir un peu marre !  J’pourrais dire que vous êtes des copines et qu’on papote !

-          Bah, tant que ton ami n’insiste pas pour qu’on rejoigne le lourdaud !

 

Elle a déjà attiré un tabouret et s’est installée :

-          Moi, c’est Marie-Laure, ou Lolo, comme on veut

-          Julie, et Marina, mon amantamie, ma chérie.

-          Ch’lut ! jette t-elle en un boulé de langue aussi désinvolte que souriant

-          Et derrière le rideau, mon amant doit avoir les mains occupées…

-          Trop cool les triangles !  ça m’plairait bien, moi, un manège à trois !

-          Tu ne nous avais pas dit que tu étais là avec ton mec et…

-          Ouais mais nan !  Jacky, c’est mon amant, et l’autre, c’est rien du tout.

-          Ah !

 

Sans complexes ni souci de chronologie, elle commence à nous détricoter sa vie :

(censurée pour cause de longueurs : j′en ai enfin trouvé une qui  me bat)

-          … et alors Jacky, c’est dev’nu mon amant parce qu’il habite près de chez nous, mon mari et moi, j’veux dire !

-          (Glub) Parce qu’il y a un mari, en plus !

-          Ouais !  Il est maton, gardien de prison quoi, et il travaille toujours la nuit.  On s’est marié jeunes, j’avais 16 ans, enceinte.  On dirait pas hein !  J’ai rien gardé, pas un kilo !

-          T’as quel âge ?  On doit te demander ta carte d’identité à l’entrée : tu fais toujours 16 ans comme t’es là !

-          Je sais, j’fais baver tous les vieux pédos !  J’ai 18 maintenant, mais j’allais déjà dans les clubs avant, avec mon mari !

-          Ah, ton mari sait que tu es là…

-          Hi hi !  Sûrement pas, il peut pas piffer Jacky !  Même qu’ils se sont déjà castagnés !

 

Un jeune mec râblé, flûte au vent, écarte la tenture, repère Marie-Laure et aboie :

-          Lolo, qu’ess’tu fous ?  Ramène ton cul, quoi, merde !

-          Mais c’est des copines !

-          Ben, elles zont qu’à venir avec toi alors !  Allez, rapplique !

Docile, Lolo, se lève, nous fait la bise et retourne vider les c… de Jacky et de son pote relou.

 

Marina pousse la tête dans mon cou, câline :

-          T’y crois, toi, à ses histoires ?

-          Est-ce que je sais, moi ?  Ce soir, je suis prête à croire tout ce qu’on me raconte !  J’trouve plus mes repères.

Elle se frotte comme une vraie chatte :

-          Et tout ce cirque, t’imaginais les choses comme ça ?

-          Oui et non !  C’est toujours mieux quand on le rêve.  J’ai envie qu’on parte, maintenant, pour que les images de ce soir ne remplacent pas définitivement celles que j’avais en stock dans le petit tiroir « orgies » de mon cerveau.

 

 

 

Plus tard, dans l’auto, Claude se racle la gorge :

-          Dites, les filles, ça vous ennuierait beaucoup si Leslie venait au resto avec nous tous, demain soir ?  C’est juste que je me sentirais un peu moins con au milieu de tous les couples présents !

-          Leslie ?

-          Ben oui, la blonde du club !  Mais elle viendrait toute seule, hein, sans son mari !

 

J’ai sommeil ; mais qu′est-ce que j′ai sommeil !

19 réactions à “ Orgies modernes, 2ème partie”

  1. AmandeDouce dit :

    CONTENT:
    Comme quoi, certains fantasmes feraient mieux de n′être jamais réalisés… Juste pour conserver un peu de magie. Bisous

  2. Anonyme dit :

    CONTENT:
    Non ! ils gardent la grisaille de tous les jours DANS leur tête ! Ils ne participent pas vraiment à la fête, ils viennent juste piller le buffet ! Et ils boivent toujours dans des gobelets en plastique !

  3. Melie dit :

    CONTENT:
    Ca ne donne pas envie, dit comme ça…Mais bon, tu as vu, tu sais maintenant à quoi t′en tenir.Seule petite remarque, sur un détail qui m′a étonnée, tu désignes du bout du clavier – probablement avec une certaine justesse par ailleurs – l′image de la femme, mais toi aussi, tu fais montre de généralisation ma chère Julie, notamment dans le passage « Il y a tant de méprises au sein des couples, par manque de dialogue, ou par fatigue, ou par égoïsme, ou…  » et ce qui précède. Ce que je veux dire, c′est que l′on n′a aucune idée, sauf après avoir parlé avec plusieurs personnes ayant ce genre de pratiques, de ce qui les amène à venir dans ces lieux… Non ?;-)

  4. anna dit :

    CONTENT:
    … que dire ma ptite Julie… t′écris trop bien comme d′hab, je sais jamais quoi dire d′autre, quel que soit la chose dont tu parles… enfin, j′en pense pas moins ^^ je serai connectée ce soirbisous et… et rien lol

  5. Anonyme dit :

    CONTENT:
    Maintenant que je suis éclairée sur ce genre d′endroit, ça ne me donne plus tellement envie d′avoir de tels fantasmes… Non pas que j′imagine que tout le monde il est beau-il est gentil, mais disons, que l′allusion au vieux ministre m′a, comment dire… refroidis tout net…Comme quoi, certaines fantasmes…blablablaBisous =)

  6. Anonyme dit :

    CONTENT:
    Amande > c′est plus compliqué, bien plus compliqué que ça ! Je crois qu′il me faudra ma vie et des millions de mots pour comprendre, pour me comprendre.Sheepyr > Merci ! Sur le moment, lorsque je l′ai dit, cela me semblait tellement évident et à propos.Mélie > au départ, sur traitement de texte, cette note « reportage » faisait près de 10 pages, tu vois. Après, il faut hacher, réduire, compresser, arranger, synthétiser, ce qui dénature toujours la « teinte » de base (en ce qui me concerne, toujours).Je ne juge pas, j′observe et je ressens. Aucun dégoût, aucuns regrets, et j′y retournerai certainement, plus tard.D′autre part, je considère le fait de changer d′avis ou de me contredire comme un privilège nécessaire, sinon je serais déjà une vieille concrétion calcaire figée dans mes approches : une mémé réac, quoi !Honnêtement, je ne pourrais pas jurer n′avoir ressenti aucune excitation, mais ma chair est si faible !Anna > Merci ma chérie. Dis donc, t′est pas interdite d′ordinateur par big brother, toi ? Tu es chez ton chéri, je suppose, ô canaille !Lulie > Je te conseillerais plutôt de te forger ta propre expérience. Il y a tant de sentiers à visiter, que chacun voit à sa façon.

  7. marilou dit :

    CONTENT:
    J′aime bien, merci Julie

  8. madrilene dit :

    CONTENT:
    Morphé morphale !(euh je cherche la premiere partie pour la relire et je la trouve plus ??? C′est normal ? (je jure que j′ai pas pris de psychotropes et que je reviens pas d′Amsterdam moi !))

  9. Anonyme dit :

    CONTENT:
    Merci de l′avoir signalé madri.Je ne sais pas comment j′ai réussi à la mettre en « privé ».Décidément : j′efface tes deux coms au lieu du doublon seulement, et là…

  10. madrilene dit :

    CONTENT:
    Morphé morphale !(euh je cherche la premiere partie pour la relire et je la trouve plus ??? C′est normal ? (je jure que j′ai pas pris de psychotropes et que je reviens pas d′Amsterdam moi !))

  11. Mimi91 dit :

    CONTENT:
    Très bien écrit !C′est vraiment du vécu ? ça doit être flipant quand on est pas dans l′esprit de ce genre d′endroit. J′aimerais bien y aller aussi un jour, pour voir, mais jamais ma compagne n′aceptera de m′accompagner !Bises

  12. Melie dit :

    CONTENT:
    Julie, ok, je retire ce que j′ai dit alors… Les recoupes, la condensation de texte (d′impressions, de sentiments) modifie toujours le message initial.Mais, juste comme ça, le terme jugement n′est pas toujours péjoratif, et nous jugeons tous…;-)

  13. Anonyme dit :

    CONTENT:
    Julie,Je ne commente pas cette note, mais le l′ensemble. Que dire…J′espére toujours une nouveau post de ta plume et ce avec impatience. Cela résume ce que je pense de ton écriture.J′aime surtout l′idée de pouvoir construire ton image au fur et à mesure des tes post.Ton post du 2 juillet indique des problèmes, courrage et à bientot.Olonocara

  14. ralphy dit :

    CONTENT:
    J′ai beau jeter un oeil à la première partie, si certains passages ne sont pas sans éveiller en moi une certaine forme d′excitation perverse — voyeur du Net que je suis –, je ne suis pas du tout attiré pour ce genre d′endroits ou de moeurs qui me sont étrangers…Les fantasmes comportent cette espèce de part d′inconnu, d′imagé, d′imaginaire, de magique, que la réalisation risque de concrétiser, de rendre réel, voire de banaliser, bref, d′enlever cette magie qui rend les rêves plus réels que la réalité.Mais à quoi donc servent ces fantasmes, sinon pour nous permettre de nous évader de la réalité ? Réaliser un fantasme, n′est-ce pas alors le meilleur moyen de faire disparaître ses propres rêves ?…

  15. ralphy dit :

    CONTENT:
    (Ceci dit, si tu as les coordonnées de la brune de la photo, je suis preneur ! T′inquiète, j′ai des fantasmes de rechange au cas où celui-ci venait à se réaliser !Hé, hé…) 

  16. Anonyme dit :

    CONTENT:
    Lorsque j′ai annoncé que j′allais visiter un club de partouzes, tout le monde a cru, dans un premier temps, que j′allais me jeter dans la mêlée.Beaucoup ont cru ensuite que j′allais en tirer une note à faire bander tous les taureaux de combat des arènes (olé).Rien de tout cela. Je pourrais très bien écrire ce texte qui excite ou « qui donnerait envie » (ou la curiosité) mais j′ai juste voulu être honnête avec mon ressenti de jeune femme curieuse en un lieu donné et à un moment donné.Cette note ne signifie pas que je ne participerai JAMAIS à une partouze ou quelque chose d′apparenté ; me connaissant comme je me connais… et vu ce que je ne connais pas encore de moi-même !!!Là, je n′ai pas aimé certaines choses ;j′en ai aimé d′autres, mais qui ne cadraient pas avec le ton mitigé que je voulais faire passer.Au retour de mes vacances, je vais – comme je l′ai dit, abandonner le style « reportage » pour donner plus dans le fantasmé.Mélange de vrai et de faux.De toute façon : jusqu′ici, j′ai écrit « vrai » et bon nombre de lecteurs ont lu « fable ».Alors, tant qu′à faire !!!

  17. madrilene dit :

    CONTENT:
    vive l′autof(r)iction !

  18. ralphy dit :

    CONTENT:
    La question est alors : est-ce que pénétrer (!) dans une boîte échangiste est un premier pas vers une (plus grande) libération des moeurs ? Sans doute que oui.Initialement, quand tu m′avais annoncé, Julie, que tu irais visiter un club échangiste, je t′avais dit que tu succomberais. Mais visiblement, si cette fois-ci, cela ne t′a pas convaincu, il m′apparaît clair que c′était un premier pas vers le passage à l′acte.Mais tout ça ne me donne pas les coordonnées de la jolie brune que je vois en photo…

  19. Anonyme dit :

    CONTENT:
    Moi j′avais bien compris ton sentiment mitigé face a cette experience. Ton « reportage » m′a laisser dubitafif face a ce type de lieu et d′amour (de baise plutot, c′est d′ailleur cela qui me derrange)