Un rêve

Ce n’est qu’un rêve, il n’y pas d’autre mot pour le décrire.
Je vis dans un songe fait de douceur, et de tendresse, à tel point que j’en pleurerai presque. Idiotes de larmes ! Vous n’avez rien à faire dans ma rêverie. Allez-vous en !
Ça ne peut-être qu’une chimère qui a répondu à mes appels muets. Un cadeau que Morphée me fait d’avoir passée tant de nuits à voguer en sa compagnie sur ses sombres courants.
Le monde onirique est rempli de mystères mais est-il possible qu’il s’incarne dans la réalité ?

Ce dont je vous parle depuis le début, c’est d’un rêve très tendre, que j’ai presque peur de frôler, par crainte de le froisser, et qu’il s’envole loin de ma réalité. Il semble si fragile, que j’y pense presque en silence, pour ne pas qu’un souffle le pousse à repartir. J’ose à peine y croire.
Je crains tellement de me réveiller que je ne veux pas le lâcher. Au cas où Morphée ne réitérerai pas son don. Au cas où je me rendormirai seule.
J’appréhende de me fier à ce rêve, et si il n’était qu’une énième illusion ? Douce et amère illusion, qui ne laisse que de la solitude et de la  frustration quand elle repart.
J’ai déjà cru en ce genre de chimère là, et j’ai déjà pleurer pour elle et été trahie par elle. Je ne veux plus souffrir, pourtant ce rêve-là m’a déjà happé toute entière.

Vous devez sûrement me croire dérangée, voir carrément bonne pour l’internement en hôpital psychiatrique. Croyez-moi je ne suis pas folle. Pas totalement.

Je suis juste entrain de rêver…

Les vacances, le soleil, la plage, … le rêve (partie 2)

Vous adorez quand même votre hôtel. Mais quand même, …
La brochure disait : plage privée attenante à l’hôtel. Et pour le moment la seule plage que vous avez croisée, c’est un rocher fait de béton avec trois parasols déjà pris d’assaut par une armée de retraités.
Et rappelez vous ça disait aussi : et village typique à peine à deux kilomètres. Les deux kilomètres se sont transformés en six kilomètres dans la brousse sous un soleil de plomb. Demain il faudra louer une voiture.
Pour le club enfants, rien à dire, et ma foi, ce n’est pas votre problème mais celui de vos enfants.

« Demain on fait une excursion pour changer du rocher/plage ?
- Oui, je me renseignerai. Tu serai plus tenter par quoi ?
- Oh ! Découverte de la région et des coutumes. »

Excursion hors de prix, et départ à 5h du matin dans un bus sans climatisation (je diabolise, y a la clim’).
« Arrêt photo, panorama imprenable, cinq minutes. »
Du coup vous mitraillez à tout va, sans vraiment savoir où est la vue imprenable et sans chercher à savoir si c’est vraiment beau, et si ça mérite réellement dix photos du même rocher.
Retour à l’hôtel et vous avez les pieds en feu à cause de vos nouvelles sandales, le nez rouge parce que vous aviez oublié la crème solaire, et une armée de sac en plastique remplis de souvenirs moches mais tellement typiques.

A la fin du séjour, vous avez complètement oublié votre projet balnéo en voyant les prix. Un de vos gamins a failli se noyer dans la pataugeoire, mais ça l’animatrice a oublié de le préciser. Le deuxième (ou le même si vous y tenez) ne s’est pas privé de tomber malade. Et vous-même avez probablement succombé à une attaque de fruits de mer pas frais, du coup vous visitez en profondeur la porcelaine blanche de la cuvette des toilettes.

Mais les vacances étaient chouettes ! Il faut dédramatiser, il y a eu de beaux paysages (à travers la vitre du bus).
De belles rencontres (Momo qui habite la région frontalière à la vôtre).
De franches rigolades (Avec le club de pétanque de l’hôtel).
Et vu le prix que vous avez dû lâcher pour vous offrir ces vacances dans hôtel trois étoiles avec piscine et garderie de 14h à 16h pour les enfants de moins de 10 ans, plage privée attenante à l’hôtel, et village typique à peine à deux kilomètres.
Ben vu le prix, vous en profitez au maximum, même si la seule vraie différence, c’est que madame n’a pas eut besoin de faire la vaisselle et les lits, et que monsieur a put mater les minettes en maillot sur le rocher/plage.
Et les enfants ? Ben le centre aéré c’est mieux, y a les copains !

Vous voilà rentrez ! Il faut encore ranger toutes les affaires, réparez la valise, tarter le gosse qui pleure qu’il veut repartir et se lamenter sur les bonzaïs qui sont soit desséchés (la voisine) soit moisis (la belle-mère).
Finalement vous aurez de belles vacances à raconter, mais pas de photos à montrer. (Au choix : plus de piles, pas de pellicules dans l’appareil, ou pas enlever le cache de l’objectif).

 Sur ce ! Je vous souhaite un agréable voyage sur nos lignes, et n’hésitez pas à revenir.
Alors si on vous avez prévenu de ce qui vous attendez, vous auriez quand même signer  pour le départ ?

Les vacances, le soleil, la plage, … le rêve?

J’imagine que beaucoup d’entre vous ont déjà voyagé vers des pays étrangers. Que se soit de votre propre initiative ou via des agences de voyage, vous avez dû connaître tous les petits désagréments qui sont le propre des voyages à l’étranger.
Ces petits tracas désagréables qui pimentent les voyages, et font des anecdotes à raconter aux amis et à la famille au retour. On en rit avec les autres, quand on est bien installé dans son jardin un verre de pastis dans une main et des gâteaux apéro dans l’autre.

Mais sur le coup… Eh bien ?
Sur le moment vous ne riez pas forcément, mais alors pas du tout.
Se retrouver dans un pays étranger sans valise.
Découvrir que la chambre d’hôtel donne sur une décharge.
Arriver dans un pays tropical en période de mousson.
De l’intoxication alimentaire à la tourista, tout en passant à l’allergie qui vous fait enfler comme un ballon, vous courez dans tous les sens pour trouver un médecin. Pour se rendre compte, enfin, qu’il baragouine difficilement trois mots de français et quatre d’anglais.

Toutes ces petites historiettes qui font les voyages et les souvenirs. Mais si on vous avez prévenu de la galère future ?
 Forfait tout compris, pension complète, hôtel trois étoiles avec piscine et garderie de 14h à 16h pour les enfants de moins de 10 ans, plage privée attenante à l’hôtel, et village typique à peine à deux kilomètres.
Ca fait rêver.

« Bon d’accord, les horaires du club mickey sont un peu réduits, mais les enfants s’amuseront bien, et la plage n’est pas loin, inutile de louer de voiture. On est à côté de tout, il ne nous reste qu’à prendre une ou deux excursions au départ de l’hôtel et on aura de belles vacances.
- Oui et le soleil. Sans compter qu’il y un centre de balnéo à l’hôtel on pourra laisser les enfants à la garderie et on ira passer une après-midi détente tous les deux.
- Il faudra prendre l’appareil photo !
- Et les masques et tubas ! » 

De fils en aiguilles vous vous faites vos vacances avant d’être dans l’avion. Vous imaginez chaque situation, chaque possibilité en préparant la valise. Du pull pour les soirées fraîches, à l’inévitable crème solaire. Vous rêvez toujours deux jours avant. Et la journée qui précède le départ la panique souffle …

« T’as pris des pantalons pour les enfants ?
- La voisine ! T’as prévenu la voisine qu’on partait ? Il faut lui laisser les clefs pour qu’elle vienne ouvrir.
- Non ma mère le fera, et elle arrosera tes plantes.
- Ta mère ! Ca me ferait mal qu’elle me ruine mes plantes avec sa tremblote. Elle est même plus capable de manger sa soupe sans une paille, alors arroser mes bonzaïs sans les noyer …
- Tu vas pas commencer avec ma mère !!
- Je commence rien, et toi t’arrêtes de suite. Les sous ! T’es allé en chercher à la banque ? Je te rappelle qu’on sort de la zone euro.
- Bordel ! C*** suite d’injures et de noms d’oiseaux. Tu crois que c’est encore ouvert la banque à cette heure ? »

De crises de nerfs, en valises qui refusent de se fermer, vous partez enfin. Je vous épargne l’enregistrement, les valises trop lourdes, les billets qui s’égarent au fond de sac trois fois trop grands. Les contrôles, l’embarquement en catastrophe, toujours les contrôles.
Dans l’avion, tout le monde décompresse…

« Maman, j’veux la place à côté de la fenêtre !
- Chut ! Au retour.
- Mais c’est pas justeuuuhhhh !
- Arrête ou papa va se fâcher. Dis quelque chose toi !
- Gnié ?! »

N’oublions pas la queue aux toilettes dans l’avion, les hôtesses aussi aimables que des portes de prison et ne parlant pas la langue quand elles sont sur des vols chatter. L’avion qui vous semble atrocement vieux quand vous monter :

« C’est ça qui va nous emmener à ****, hein papa ?
- Oui maintenant tais-toi.
- BBEErrrrrk ! Il est tout rouillé ! En plus les sièges ils sont tous déchirés. »

Avec un sourire d’excuse vous faites taire votre mioche, et dans votre tête vous pensez à votre testament.
Mais il est temps d’atterrir. Vous suivez la coutume qui veut qu’on applaudisse le pilote pour sa manœuvre. Même si c’est vraiment la dernière chose à laquelle vous penser.
Pensée numéro un : sortir le plus vite possible de ce vieux coucou.
Pensée numéro deux : récupérer les valises dont une au moins sera soit perdue, soit dans un sale état.
Pensée numéro trois : trouver des toilettes.

Mais enfin vous trouvez le bus pour l’hôtel, vous remplissez les éternelles fiches d’hôtels (« Chérie c’est quoi notre numéro de séjour ? »), récupérez les enfants partis en vadrouilles. Et maintenant vous vous tenez prêt à découvrir votre palace. Et ….
Merde. Une petite chambre blanchie à la chaux et décorée avec une aquarelle miteuse. Un lit d’appoint alors que vous en vouliez deux. Et la douche a des odeurs d’égouts.
Malgré tout vous êtes en vacances… donc vous décompressez.

Jusqu’à ce que se soit le moment de vider les valises.

« T’as pas pris mon short !
- Ben non, tu me l’as pas mis sur la pile à emporter.
- Mais je te l’avais dit !
- Il était sur la pile oui ou non ?
- Merde voilà ! »

Après ça il faut encore trouver le restaurant de l’hôtel qui accueille plus de cinq cent chambres. Pour le découvrir fermer ou pas loin de l’être. A table et dodo.
Le lendemain vous trouve d’excellente humeur. Cette humeur de vacances, qui vous fait dire que tout le reste n’est que broutilles, qu’il fait beau, alors pourquoi se pourrir pour un short ? (Moche selon votre femme)
Vous passez votre matinée à visiter, à voir les animations de l’hôtel, vous vous renseignez sur les horaires des repas. A ce propos d’ailleurs votre restaurant attitré est celui du quatrième sous-sol à l’opposé de votre chambre. 

A suivre …

Composition en Sol majeur

Ecrire les mots sur le papier, comme un compositeur sème ses notes sur les portées.

Sans précipitation, avec la satisfaction de savoir où aller et comment y aller. Avec la certitude d’un chemin bien défini, sans risque de fausses notes.
Continuer à alterner, les virgules et les points comme il alterne les croches et les silences sur sa portée. Composer une ode à la vie comme ses notes incarnent la vie.

Le rythme monte et descend, le tempo s’accélère, et au point ultime reprend son cours. Doux balancement de rythmes qui se croisent et s’emmêlent dans une avalanche de notes. Dans sa tête tout les instruments sont déjà en place et ils jouent la mélodie que lui seul entend pour l’instant. Il est pour un moment le Créateur, il transcrit pour les mortels la musique des anges.

Il se balance sur sa chaise, et le stylo continue à courir de portée en portées Blanches, noirs, doubles, triples croches. Pattes de mouches qui se métamorphosent en fils d’araignées pour tisser la trame de sa musique.

Tout comme mes mots s’emmêlent pour former un ronronnement dans l’imagination de celui qui les lit. Lentement un paysage se met en place, une histoire se dessine. Tout comme ses notes forment le creuset pour l’imagination, pour d’autres histoires.

Et puis il s’arrête. Le stylo reprend sa place à côté de la feuille et le ménestrel qu’il est, égrène ses notes à la guitare. Ou au violon suivant son envie du moment.

Sans hésitation, sans tremblement. La musique est déjà là, tout autour. Elle n’attend que le moment de s’exprimer sous ses doigts. Elle n’attend que sa transcription pour les oreilles humaines.

Alors il reprend son stylo et se remet diligemment au travail. La musique est une maîtresse exigeante, pleine de fantaisie et qui n’attend pas.

Cette nuit encore elle le retiendra à sa table, à la lumière d’une lampe. Il continuera à égrener ses notes comme les secondes que moi je compte dans le lit en l’attendant.

L’inspiration est une amante sauvage, elle donne et prend. Elle prend le temps et la patience des proches. Elle accapare l’attention de celui sur qui elle jette son dévolue. Et elle se donne sans compter, jusqu’au moment où elle décide que s’en est assez.

Quand je compte les secondes toute seule, je le comprend lui et ses notes. Je me rappelle que moi aussi j’en ai fait des taches d’encres sur les feuilles blanches. Que j’en ai tracé des lignes et des lignes de mots. Pour former la mélodie que moi seule entendais. Pour pouvoir la partager. Pour qu’elle cesse de m’obséder et qu’elle prenne une incarnation.

C’est pour tout ça que je le comprends. Pour tout ça que j’attends dans le noir que sa muse lui permette un peu de repos dans mes bras.
Mais encore une fois j’entends un instrument gémir des notes. Je souris en l’imaginant concentrer sur son archet, battant la mesure du pied, et murmurant tout doucement les notes à peine sèches sur le papier et qui pourtant l’obsèdent depuis longtemps déjà.

L’inspiration est une maîtresse exigeante.

Je repense à tout ça quand je reprends mon stylo et que de ma table je le vois endormi sur son fauteuil.

Portées et notes de musique

Come back

Huuummmmm… Comment dire … ?
 
Faut-il que je m’excuse ? Nous excuse ? De notre absence prolongée ? De l’abandon total qui règne sur ce blog ?
Ceci est un timide retour, un petit signe de la main histoire de dire « Hey ! On est toujours vivantes. »
Bon d’accord c’est pas flagrant comme ça là, mais j’vous assure !
 
Des nouvelles de mes colocataires ?
Prunelle ?
Je serais bien en peine de vous donner des nouvelles de Prunelle, j’en suis au même point que vous … Bon c’est pas brillant de ce côté-là, ok j’avoue je ne sais rien du tout. Le néant total. Un vide abyssal.
Wanted :
Recherchons la dénommée Prunelle Verte.
Toute information qui pourrait nous aider sera la bienvenue.
Julie ?
Maintenant à ma rousse, ma tendre et sulfureuse sœur. Suite à de nombreuses pannes et déboires de toutes sortes avec son ordi surnommé Titine (seulement pour les intimes, pas de familiarités excessives j’vous prie), elle a dû prendre brutalement un congé longue durée des Saintes. Involontaire le congé ! Rassurez-vous.
Et moi ?
On va dire que j’ai fugué des Saintes, et plus généralement de tout ce qui touchait à internet. Un congé sabbatique en quelque sorte. Je reviens timidement sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller les ombres qui dorment à l’abri de ce blog depuis un peu trop longtemps. Je vais essayer de dépoussiérer un peu pour le retour de mes compagnes. En espérant qu’il ne se fera pas trop attendre . . .
 
P.S. Ne m’en voulez pas trop pour ma disparition prolongée.
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