Quelques précisions

Un nombre certain d′entre vous se demandent si le contenu de mon blog est réel.

Je tiens à préciser que tout est réel.  En quittant le foyer de mes parents, j′ai décidé que je voulais me construire une vie où rien ne serait banal, routinier.  Bien sûr, j′avais déjà ce trait de caractère auparavant mais, maintenant, je me bouge vraiment pour alimenter le moulin à piments de mes journées.  Tout ne me vient naturellement, je provoque les événements, je vais au devant des gens, je m′intéresse à quantité de choses, je bouge quoi.  D′ici peu, je pense créer une ou deux rubriques beaucoup plus axées sur le fantasme, la rêverie, les pensées sensuelles – tout en continuant à vous raconter ce qui m′arrive si cela en vaut la peine - mais ces petites rubriques annonceront clairement la couleur et seront destinées plus à vous faire partager des sensations qu′à raconter du roman.

Puis, il y a la façon.

J′écris d′un jet, sans brouillon, et vite.  Cependant, je tiens beaucoup à la forme.  Et mon style s′affirmera sans doute au fur et à mesure de mes écrits (du moins, je l′espère).  C′est vrai que je suis issue d′un milieu bourgeois où les formes sont importantes.  J′ai été élevée dans cette mentalité, et j′ai déjà de solides études derrière moi.  Je reconnais aussi très volontier que j′adore… "décorer" les choses.

Prenons, par exemple, ma rencontre avec Claude.  Je pourrais très bien être feignasse et écrire :

Wah, hier, on a été dans un endroit super, voir des dessins.  Super chouette, puis j′ai rencontré un super mec, même que je vais aller au resto avec lui le 31 décembre, puis j′espère bien sortir avec.  J′vous dirai ça la prochaine fois.  Salut les nanas !

Hein ? mais voilà, comme je trouve un extraordinaire plaisir à m′exhiber et séduire, j′y met la forme, je relate les anecdotes, j′optimise les dialogues tout en respectant le fond, je revis la scène dans la tête pour mieux vous la raconter même si, quelquefois, c′est malhabile.  Bé gu ! C′est qu′j′suis point encor′ écrivainte, moi, ma bonne dame !

Si je vous fais sourire, TANT MIEUX, si cela vous intéresse, TANT MIEUX !  C′est quand même un peu le but.  Vos commentaires, bons ou mauvais, sont mon salaire.  Honnêtement, je ne croyais pas attirer un aussi grand nombre de lecteurs et lectrices en si peu de temps, parce que, LISEZ BIEN, il n′y a rien d′extraordinaire dans ce que je vous raconte.  Avec mes souvenirs, je pourrais aller bien plus loin.

Le sexe !!!

C′est vrai que j′aime le sexe (vraiment beaucoup), que j′ai un tempérament assez volcanique, mais je suis loin d′être la seule.  Un seul secret : j′ose, je m′implique !  Et je me prends souvent des coups en retour, c′est le prix à payer.  Je ne suis pas super nana, je ne dis pas que j′ai raison à tous les coups ou que je suis parfaite, loin de là.

C′est juste moi, Julie, 1m 54, rousse et fière de l′être.

Dernier point : les petits mots en aparté que m′envoient un certain nombre d′hommes.  Ils se faufilent, les chéris mignons.  Cela ne me dérange absolument pas, je le dis tout de suite, même lorsque certains m′envoient des gros plans de leur anatomie.  Je regarde en connaisseuse, pas bégueule pour un sou, mais ne comptez pas sur un rendez vous ou des faveurs via ce système : j′ai prévenu dès le départ que je ne recherchais pas un mâle via le net.  Cependant, vous pouvez continuer à m′envoyer des petits mots, je serai toujours très discrète et vous contemplerai toujours avec autant de plaisir.  Si ces chéris voulaient me choquer, pas de chance : il en faut vraiment beaucoup beaucoup plus.

Merci pour votre patience.

Ju.

Le bal du samedi soir

Un soir d′été.  Il y avait bal dans le centre culturel d′une banlieue pourrie.  Décors hâtifs, des tables et des chaises pliantes – tubes et tôles cabossées – autour d′une vague piste de danse.  Sur une haute estrade noire, un jeune disc-jockey faisait ses premières armes.  Elle était venue seule, s′était assurée de ne reconnaître personne.  La part obscure de sa personnalité s′accomodait mal d′éventuels témoins qu′elle pourrait croiser le jour, "dans la vie".

Il commençait à se faire tard.  Elle était déçue: les hommes étaient trop jeunes, trop timorés ou trop vieux et accompagnés.  Enfin, peu avant minuit, elle était tombée sur le dragueur qui ne doute de rien.  Beau et très con.  De quoi mettre l′eau à la bouche.  La bêtise est l′ingrédient obligé des dragueurs forcenés : ils peuvent se faire jeter1000 fois sans jamais douter de leur pouvoir de séduction.  Dès la première danse, il avait commencé à lui peloter les fesses et, comme elle ne réagissait pas, il s′enhardit très vite jusqu′à pousser la main dans sa culotte.  Ils dansaient mollement, noyés dans la foule indifférente, couple anonyme au milieu d′autres couples trop aveuglés par leur propre libido pour leur prêter attention.  Qui se souciait d′un petit zonard qui triturait -mal- une fille à la jupe trop courte ?

A la fin de la série de slows, il lui proposa d′aller faire un petit tour dehors.  Elle accepta sans se donner la peine de sourire.  Au passage, il s′arrêta pour discuter à voix basse avec quatre types qui semblaient être ses copains.  Discrète, elle attendit à quelques pas de distance.  Le type revint vers elle et lui demanda si ses amis pouvaient venir aussi.  Elle baissa les yeux en haussant les épaules, juste un peu, juste ce qu′il fallait pour lui donner encore plus d′assurance.  Elle dit, très bas :

- Si tu veux, pourquoi pas ?

Ils étaient juste comme elle les désirait : de bons petits sauvages habillés sans goût, iconoclastes, sûrs d′eux lorsqu′ils étaient en bande ; cinq jeunes types rassurés par la façon dont une jeune femelle courbait l′échine devant eux.

Elle se retrouva sur la banquette arrière d′une vieille guimbarde puante.  Le Roméo de pacotille baissait déjà son pantalon.  La politesse exigeait qu′il se serve le premier.  Elle le stoppa dans son élan :

-Juste une petite minute !

Ils commençaient déjà à piaffer en fronçant les sourcils (qu′est-ce elle a, la meuf ? elle croit qu′elle va nous monter le patacaisse ?).  Elle retira sa culotte (ce qui les rassura) puis fouilla dans son sac et en sortit son diaphragme, bien à l′abri dans son petit étui.  Conscienscieusement, elle l′enduisit de spermicide.  Ensuite, sous leurs yeux enfiévrés, elle écarta les jambes et se l′introduisit dans le vagin.  Ils se bousculaient pour voir.  De se donner ainsi en spectacle commença à l′exciter.  Elle eut la chair de poule.  La tête lui tournait un peu.  Elle ouvrit son chemisier, ôta son soutien-gorge et se laissa aller sur la banquette, cuisses bien ouvertes, en position.

Ils se succédèrent une première fois en elle.  Juste l′acte, sans paroles inutiles : ils la couvraient, s′introduisaient, forniquaient, sans la moindre attention.  Juste des animaux à la recherche de leur plaisir.  Elle jouit une seule fois, parce que la situation l′excitait, comme toujours.

Ils étaient autour de la voiture, occupés à fumer et à parler entre eux, sans se soucier d′elle.  Elle se redressa et l′un d′eux fit un geste :

- Eh, toi, bouge pas !  On r′prend juste un peu des forces !

Ces types ne connaissaient même pas son nom et ils s′en foutaient éperdument.  Elle était la salope de service, celle qui se laissait faire sans chichis, comme dans les pornos, la bonne occase du samedi soir.  Pour mieux se complaire dans son fantasme, elle se caressa devant eux.  Ils riaient et se poussaient du coude en la regardant faire.  Un grand basané est venu mettre son sexe dans sa bouche et elle l′a sucé jusqu′au bout.  Il n′en revenait pas : "jusqu′à l′os, les mecs, elle a tout avalé, tout !"

Elle avait détesté le goût de son sperme.  Un autre lui mit une gifle sans raison mais les autres lui tombèrent dessus, plutôt mauvais.  Il s′excusa, revint sur elle, la retourna et la sodomisa sans la moindre préparation.  Douleur terrible, qui lui fit monter les larmes aux yeux.  D′un geste, elle calma les autres qui voulaient encore intervenir. D′un voix oppressée, elle dit :

- C′est bon, ça-va, par là aussi, vous pouvez… il y a du lubrifiant dans mon sac !

Ils lui démolirent l′anus.  Tout se passait dans sa tête.  L′un d′eux se retira de son cul pour jouir dans sa bouche.  Elle l′accepta aussi, le coeur au bord des lèvres.  Elle le suça pour être conforme à l′image qu′elle voulait se donner d′elle-même.  Humiliée, révoltée, bafouée, et pourtant son corps prenait encore du plaisir.  Définitivement perdue.  Cette pensée lui redonna du coeur à l′ouvrage.

Ces petites frappes n′étaient rien, juste les accessoires de sa libido dénaturée. Leur image se diluait dans les orgasmes qui se succédaient, la secouaient.  Après chaque satisfaction, elle demandait pardon à toutes les autres femmes de la terre, à toutes les femmes qui se font battre, violer, égorger, pour le simple fait de posséder un vagin, un orifice, un trou !!!

Titubante, elle s′en fut dans la nuit.  Demain, la mère supérieure remarquerait sans doute le bleu sur sa joue, là où le salaud l′avait frappée.  Bah !  Elle trouverait bien une histoire, une triste histoire.  Mère Angèle avait un coeur d′artichaut.

Transfuge

Salut, le monde de 20six.

Je commence ce blog par une confession : je suis une transfuge !

Oui, je viens d′un autre blogmaster (si ça se dit)et, comme tous ceux qui débarquent dans un nouveau pays, je me sens un peu mal.

Dur dur d′arriver quelque part sans connaître personne.  Et puis, il y a toutes ces nouvelles fonctions/commandes qu′il me faut apprivoiser.

J′ai quitté l′autre webmaster parce que l′ambiance devenait vraiment trop pénible.  Suis pas la seule : une floppée d′autres anciens et anciennes ont fait la même chose.  Ici, je ne demande qu′une chose : qu′on me laisse tranquille.  J′ai besoin d′écrire, de raconter ma vie (entre autre) mais les polémiques : non merci, j′ai donné.

Je ne recherche surtout pas les records, le nombre de lecteurs ou les… bonbons comme cela semble en vigueur ici, et si je ne suis lue que par moi-même, tant pis, c′est aussi bien.  Non que je sois indifférente aux regards des autres vu mon exhibitionnisme plus que latent mais le blog est, pour moi, une sorte d′outil où je fais des gammes, sans plus.  C′est aussi, au sens premier du terme, mon journal "intime".  Simplement, je mets des formes à mon écriture sans prétendre au chef d′oeuvre.

En quittant mon ancien blog, j′ai fait mes valises, c′est à dire que j′ai emporté mes notes que je vais retravailler (un peu) avant de les republier ici.  Ne vous étonnez donc pas si je parle de Noël et de nouvel an : je ne suis pas bonne à enfermer (quoique).  Toutes mes notes sont déjà sur ce blog mais en visibilité privée.  Elles apparaitront au fur et à mesure de mes relectures.

Une dernière remarque concernant mes fictions : elles ne sont pas à prendre au premier degré, jamais !  Je me sers du texte sexuel pour évoquer d′autres problèmes que l′orgasme.

Je ne sais si je serai bien accueillie ; je peux juste l′espérer.

Si je vous suis antipathique, ben… zappez, c′est tout !

Julie.

Magritte reloaded: ceci n′est pas un blog.

Bon, tout ça, ça a l′air d′un blog, c′est vrai.

En plus, une adresse qui commencerait par ′u-blog′ et qui ne mènerait pas à un blog, ce serait vraiment se foutre du monde.  *

Voyez, moi, les blogs, je suis pas contre. Je vous avouerais même que j′en connais un tas, et que je les visite. Et, comble de l′horreur, j′en apprécie certains et estime leurs proprios.

Depuis quelques semaines, je déblatère ici. Mais j′assume assez mal l′idée que j′ai un "blog". Faut me comprendre, ya un tel ramassis de conneries gerbantes pondues par des créatures bêtes à manger du foin et dégoulinantes de bons sentiments, qu′en me créant un blog, je me suis donné des frissons.

A côté de ça, yen a des supers-chouettes. Ya pas à dire. Mais ma non-estime de moi raye de mon esprit toute possibilité de leur arriver à la cheville.

Entendons nous bien. Je ne veux pas être "bloggueuse", au sens où ce mot désigne l′internaute moyen, au QI moyen, à l′humour moyen, qui déballe les évènements moyens de sa vie moyenne, sur un blog au visuel moyen, et au rythme d′une orthographe plus que moyenne.

Notez, sur l′orthographe, ça devrait aller.

Si je raconte ma vie parfois, ce peut être ouvertement ou de façon déguisée, selon que le sujet s′y prête ou non. Ma vie n′intéresse que moi, et ce n′est pas pour la "partager" que je viens ici.

D′ailleurs, je ne doute pas que les plus attentifs d′entre vous aurons remarqué que j′écris pas tous les jours, et pour cause je n′en ai nullement l′intention. Ceci n′est pas un journal.

Je viens simplement écrire des choses. Sans plus de précision.

 

… et je viens un peu pour déconner, aussi.

*à l’époque, j’étais chez u-blog.

 

Le jour où j′ai perdu 1/2 Litre de sang

J′avais un trou dans la peau.
D′abord, une seule goutte a perlé. Puis, très rapidement, le sang est sorti et s′est répandu.

Le sang, en telle quantité, impressionne beaucoup de gens; il en fascine d′autres.
Je n′ai pas eu peur. Je l′observais.
Si rouge; si éclatant et sombre à la fois. Il s′écoulait, s′écoulait, s′écoulait hors de moi. Je ne pensais à rien. J′étais étonnamment détendue.
Je crois que je ne réalisais pas vraiment que tout ce sang sortait de mon propre corps.
Je ne savais pas encore que quelques minutes plus tard, tout deviendrait noir et je me sentirais partir…

Puis j′ai demandé à l′infirmière combien au total elle me prélèverait pour mon don du sang. 

Finalement, je ne me suis pas évanouie. Un mars, et ça repart.

Ce jour-là, oui, j′ai perdu presque un demi litre de sang.
Mais ce sang n′est pas perdu pour tout le monde.

Pensez-y.

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