Chambre avec vue sur la vie en technicolor

Ya des gens jamais contents.
Puis ya des gens qui voudraient bien être contents mais qui y arrivent pas.
Ya aussi des gens qui font semblant d′être contents.
Et ya même des gens tout le temps contents.

Je suis à la fois tous ces gens et aucun.

Mais surtout, moi, il m′en faut pas beaucoup.

Moi, en fin d′aprèm j′ouvre ma fenêtre, je vois ça, et je suis contente.

 

Bonne journée les gens !

—–

Douyou s′pique ?

Attention, je vais faire mon intéressante.

On parle souvent des erreurs de traductions et des adaptations approximatives des noms lors du passage des V.O. aux V.F.  Jusque là, vous suivez. Bon.

C′est vrai que c′est pas un drame, et quelque part même, tout le monde s′en fout, les cinéphiles hystériques mis à part. Mais moi, je crois avoir mis la main sur la plus flagrante et qui pourtant passe inaperçue. Si quelqu′un s′en est déjà rendu compte avant moi, merci de ne pas me le dire afin que je puisse continuer à croire que je suis maline.

Star Wars, vous connaissez ?

Eh bien, Star Wars, ça ne veut pas dire La Guerre des Etoiles. Je vous jure que non.

Ca veut dire Les Guerres de l′Etoile.

Et là, ça change tout.

Si.

Merci de votre attention. Si j′ai d′autres importantes révélations à faire, je vous téléphone.

Home sweet home

Cette photo fut prise par mes soins lors d′un voyage. Alors moi je dis, vous voyez la petite maison sur sa presqu′île? Vous voyez les montagnes autour? Je voudrais le même endroit pour vivre, un jour.
Voilà, c′est tout.

 

D′où l′heurt

Parce que je n′ai pas envie de me mettre au travail, j′observe un étage de ma petite bibliothèque, à la recherche d′un peu de grain à moudre pour mon esprit rêveur et indiscipliné. Je feuillette Vian, Apollinaire, Hugo.
Et une phrase me saute aux yeux, un couperet s′abat sur moi, mon coeur dégringole.

On est désemparé face au souvenir qui surgit tel un traître. En l′occurence, c′est un mélange de visuel et d′autitif qui émerge de ma mémoire. Ses gestes, sa voix.

Soleil cou coupé.

C′est sur ces trois mots du premier texte d′Alcools d′Apollinaire que mon esprit bute, cale, redémarre, re-cale. Je suis abasourdie et hébétée. Il y avait si longtemps que je n′avais pas lu ces lignes que je les avais oubliées. Et les voilà qui réapparaissent, qui m′assomment, qui me forcent à me remémorer ces instants de lecture avec lui.

Choquée, je deviens avide; je me mets à feuilleter à toute vitesse, m′arrêtant sur certaines pages, certaines annotations, certaines indices qui me disent: "Ici, vous avez lu ensemble."

…Un froid rayon poudroie et joue
Sur les décors et sur ta joue. …

…J′ai des pleurs à mon oeil qui pense,
Des trous à ma robe en lambeau;
Je n′ai rien à la conscience;
Ouvre, tombeau. …

Ces mots, ces pages, ces livres, nous les avons lu pendant des heures et des heures. J′ai été heureuse pendant des heures et des heures.
Ces mots, ces pages, ces livres ne me meurtriraient pas ainsi le coeur s′ils n′appartenaient pas au passé. Nos instants, nos heures de lecture et de conversations sont révolus. Parce qu′il est mort il y a deux mois. Ai-je eu le temps de m′en remettre? Se remettre d′une mort aussi inattendue, quand on n′a pas dit au revoir, quand on a pas dit merci, quand on ne sait pas s′il avait conscience de son importance, c′est dur.

Parce que je n′avais pas envie de me mettre au travail, j′ai replongé dans ma bibliothèque, dans mes livres, et sans le vouloir dans mon passé.
D′où le choc.
D′où l′heurt.
Douleur.

—–

Et pourtant, elle.. fond

Lui: - C′est bizarre de dire d′un type " Il est chaud bouillant ", non ? Ca ne veut rien dire. Encore une expression débile.

Elle: - Pourtant, j′ai dans l′idée que sous ta paume chaude, mon petit sein, mon ventre, ma fesse, et pour finir tout mon corps fondrait comme neige au soleil…

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