Râle’n roll attitude

Je m’acharne sur le blog-feuilleton promis précédemment mais rien n’y fait : je retombe dans le trop sérieux !
Trame, ossature, liste et étude des personnages, unité de temps, planification des points forts… je retombe dans mes travers habituels alors qu’au départ, j’aurais voulu du loufoque.

Un peu comme Sid Vicious lorsqu’il massacrait "My way" – pied de nez au vieux sirop-Sinatra sur le déclin.
Rien que d’en parler, l’envie me reprend de l’écouter. Je farfouille dans mes vieux machins.

Volume à fond (ma version est beaucoup plus hard que sur le lien : vicious était complètement shooté, bavant et mélodramatique, sur la fin de sa vie).
… et drame de voisinage !
Le chat des voisins se suicide dans les quinze secondes qui suivent ; nos poireaux, tremblants, blanchissent dans le jardin ; le lait des vaches au pré tourne en maquée et Marina surgit dans le salon, affolée.
Vu que je me démène sur la table de salon avec un balai en guise de fender, elle pense de suite à me ligoter en attendant la fin des convulsions :

    - Mais qu’est-ce qui t’arrive ?
(entre deux accords imaginaires)
    – Je vieillis ! Je deviens con- ventionnelle, me lamentai-je façon hystérique !
    – Ah, tu trouves ?  Attends, j’amène un miroir !  On dirait que tu vas t’envoler pour le grand Sabbat départemental des sorcières !
    – Non mais des fois !!!
    – Ça te va bien, le style sorcière !  Il y a deux sortes de sorcières : celles qui font des potions dans une vieille masure, avec un grand nez crochu…
    – Fais gaffe à ce que tu vas dire !
(elle continue, soudain plus prudente)
    – ... et puis il y a les autres, super sexy, faites pour damner les mortels, tu vois ? Sans rire, ma rousse d’amour, qu’ess qu’y t’arrive encore ?
    - J’ai 20 ans et je suis déjà conditionnée pire que le chien de Pavlov !  Je perds toute ma spontanéité !
    – Euuh… j’dirais pas vraiment ça, moi…
    - Mais si ! Avant, le premier jet de mes textes était naturel, instinctif, charnel, audacieux ! Et maintenant, nada ! Pour la moindre phrase, je crée un dossier, je pèse les mots et ragnagna et ragnagna ! J’aurais voulu faire une sorte de feuilleton pour le blog, quelque chose de léger, marrant, non-conventionnel… j’y arrive pas ! La théorie littéraire me pourrit la vie ! Mort au savoir ! Brûlons les institutions sacrées du savoir !!!  Rendez-moi ma paraphrénie d’antan !
Elle hausse les épaules, mi-fataliste, mi-amusée :
    – Tu n’as qu’à écrire des trucs cochons ! J’aime bien, moi, quand tu racontes des machins super cochons !
    – Ouais, d’accord… mais Juls et Prunelle, hein ? Transformer "les saintes chéries" en blog porno, c’est leur manquer de respect !  Parce que, pour que cela soit vraiment intéressant, il faudrait que ça soit outrageant, offusquant, délirant… obscène ! Quelque chose entre Sade et Esparbec avec de gros zobs crachouillants, des marins bourrés, des sadiques, des ministres, des banquiers et des avocats complètement pourris . Peux pas leur faire ce coup là, quand même !
    – Tout compte fait, c’est vrai que tu deviens conventionnelle !
    – Salôôpeuu !!!  moi qui attendais un peu de compassion !
    – Oui, mais une salope qui t’aime, ma chérie ! Tant que tu as ta… "guitare" à la main, joue plutôt la musique "d’officier et gentleman" – "up where we belong", ça calmera la voisine qui hurle à la mort dans notre cour !

    – Et puis quoi encore !  Remets Sid Vicious, pour l’achever, le temps que j’enlève mon soutif !!!

Une Prunelle passe

Repas avec mes parents.
L’occasion de vous livrer deux nouvelles perles de mon papa chéri.

 moi " – Hého! mon couteau.
Lui – Quoi ?
moi – Ben mon couteau, là, c’est mon couteau que t’as pris.
Lui – Non c’est celui de maman, et puis tu sais c’est tous les mêmes, ces couteaux.
moi – Oui mais non! Je viens déjà de prendre le tien parce que maman m’avait pris le mien parce qu’elle n’en avait pas, alors comme t’avais plus le tien et que tu n’as pas vu que je te le rendais, hop! tu chippes celui de maman sauf que celui de maman, ben c’est le mien !! Alors ça tourne, ça tourne et on s’en sort pas. Franchement,  vous êtes pénibles!
Lui – Ouuuuh! Hé, t’es chiante, arrête; tu sais, ils faisaient tourner leurs quelques couverts comme ça, à Auschwitz, et à force de scandales comme le tien ils ne pouvaient plus bouffer et c’est comme ça qu’ils sont tous morts !! "

 moi "  – Tenez, dites moi! Si j’étais un animal, j’serais quoi ?
Lui – Une hyène ?
moi – Sans blague! (ricanements)
Lui -  Non?
Elle – Si.. J’aurais bien dit une louve, aussi.
moi – Ahah! Vous me faites plaisir…! Mais vous en restez aux animaux qui existent, là?
Lui – Ah oui, car si on élargit  t’es Godzilla."

* * *


Pour le reste…
J’ai l’air d’être plus douée pour la figuration que pour les premiers rôles, ces temps-ci. Mais vous aussi, messieurs-dames!
Alors ? C’est parti se faire bronzer sur la Croisette et ça a laissé son ordinateur attaché à un arbre d’aire d’autoroute ? Bravo.

Si ça n’est pas évident d’écrire à plusieurs, comme l’a dit Julie, ça l’est encore moins quand on a pas le miroir du lecteur pour nous renvoyer quelque chose.
Pensez-y.
Bonnes vacances !


Questionnement

Je me pose des questions !

Ce blog commun était-il une bonne idée ?
J’en doute de plus en plus. Pas facile d’écrire à plusieurs sur un blog. Prunelle verte ne donne plus signe de vie depuis belle lurette, même sur MSN, et je ne peux jamais plus terminer une conversation avec Juls sans être coupée de façon abrupte.

Et puis… il y a le soleil, mes écrits, ma vraie vie, mon amour…

Petit à petit, je m’éloigne du net et cela ne me manque pas.
Peut-être est-ce un spleen passager parce que Marina est absente pour deux jours.
Peut-être est-ce plus profond que cela.
Je change, et cela me stupéfie parce que je croyais mon caractère formé.

Lorsque mon amour reviendra, je crois que je lui proposerai un petit voyage, loin de tout, loin des gens, loin des journaux télévisés qui ne savent raconter que les guerres, la connerie humaine, l’indifférence et la fatuité.
Qui nous mettent en face de notre inanité humaine.
Oui, vaut mieux que je ferme ma gu… pour l’instant.

Ça me changera, tiens.
Salut le monde.

Canicule

Deux heures du mat’ et la chaleur reste écrasante.
Sur notre fameuse table de salon, Dominique.
Liée, offerte, consentante, elle semble ne jamais devoir débander.  Marina la chevauche avec une rage peu commune, dégoulinante de sueur.
Magnifique.
Ses yeux restent rivés aux miens tandis qu’elle chemine vers sa jouissance, visage fermé, presque dur.
Elle crache son orgasme en un cri guttural, bref, rauque, venu du fond de son ventre empli par la majestueuse et infatigable queue de notre transgouine préférée. 

Lorsqu’elles se désunissent, il y a comme un "schlouif" capiteux qui m’excite au plus haut point.  Je me penche sur le membre, gainé de l’indispensable préservatif – couvert des sécrétions de mon aimée, et l’engloutit entièrement, gourmande.
J’ai toujours aimé ça.  Quand je gobe une queue, je me sens pute, avec ce zeste de "saleté mentale" qui fouette les sens, bâillonne l’intellect pour mieux profiter de l’acte pur.
La bouche de Marina vient se coller à ma fente.  Sa langue me fouille, m’aspire.
Mon bonheur est complet.
Je suce allègrement, surveillant le visage de Dominique, guettant l’instant où son regard deviendra vitreux, lointain ; lorsque la grosse veine palpitera sur ma langue, projetant le sperme dans le petit capuchon de latex.

Marina fait des merveilles : une première rafale de plaisir m’emporte, brève, annonciatrice d’une autre, plus puissante.
Dominique halète comme une loco en perdition.  Mon majeur dans son anus la fait miauler.
Elle part au fade sans espoir de retour.  Tout se brouile en moi ; le feu embrase mon ventre, ma tête…

Je ne sais trop pourquoi je pense à ma mère au moment où je jouis pour la seconde fois.  Elle doit dormir, heureuse que sa rouquine de fille ait enfin trouvé la stabilité entre les bras d’une splendide italienne au regard de feu.
En un sens, elle a raison de penser cela.
Repue, je me réfugie dans les bras de Marina.
Plus rien n’existe qu’elle.

Promis, demain je serai sage.
Demain !

Soins

Vous aurez sans doute remarqué que notre blog est un peu malade, ces derniers jours.  D’abord une longue éclipse due à un problème de serveur et puis maintenant… le voilà qui se retrouve tout nu !!!

Notre docteur se penche sur son cas et nous espérons que ce n’est pas trop grave.

Tout cela pour vous dire que nous vivons toujours – quoique, en ce qui concerne Prunelle, je commence à me poser de sérieuses questions étant donné que je suis sans nouvelles depuis plus d’un mois.
Je vous tiens au courant de la suite des événements, of course.

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