Peinture.
Ce texte est là sans avoir été préalablement lu par mon ange. Une petite surprise pour elle. Il est né comme les autres, mais il ne prendra vraiment vie que sous vos yeux et avec votre jugement. Alors donnez-lui le droit d′exister juste le temps de vous distraire ou de vous ennuyer un peu.
Tu t’est endormie. Au milieu des draps froissés, tu ressembles à un ange sur son nuage. Les bras repliés sous ta tête, avec tes cheveux qui s’étalent en mèches folles autour de ton visage et qui le soustraient à la lumière qui filtre entre les rideaux. Quoique tu puisses en penser, c’est nue que je te préfère. Quand, sans aucune entrave, tu t’exposes à mes regards.
Tu te rappelles de la première fois ?
Toute timide, tu ne savais pas comment t’y prendre, ce jour là. C’est moi qui t’ais montré comment faire.
Je me souviens encore des paroles que je t’ai dis : « Laisse moi t’aider à te libérer de tes liens.»
D’une boucle de chaussure à l’autre, puis remontant vers le pantalon en défaisant les boutons, puis, enfin, détacher tes cheveux.
C’est toi qui a laissé tomber ces entraves de tissu par terre. Ces entraves, ennemies du naturel, alliées de la bienséance.
Il n’a pas fallu bien longtemps pour que suivent soutien-gorge et culotte. Je te revois encore, toute tremblante devant moi, gênée, ne sachant où regarder et tentant de cacher tes formes.
Très raide, tu t’es étendue sur le lit et tu n’as plus bougé.
Ce temps est révolu depuis bien longtemps. Maintenant, tes vêtements ne font plus très longtemps écran entre mes yeux et ton corps. Bien trop vite, ils tombent au sol, et tu t’avances comme un chat, avec ce balancement des hanches que tu as acquis avec l’assurance.
Je te vois remuer un peu. Tu vas te réveiller ?
Pas encore, ma belle ! Pas tout de suite ! Laisse-moi encore un peu de temps. Sois encore un peu à moi.
Tes formes, tes expressions, le grain de ta peau, la couleur du soleil dans tes cheveux je les connais si bien à présent. Je pourrais te dessiner les yeux fermés. Toutefois, ce n’est pas de ça dont j’ai besoin.
Non, c’est de toi, ta présence, ta chaleur. Tout ce qui te fait être autre chose qu’une icône de papier. Sous mes pinceaux, tu as montré tout ce que ton corps pouvait offrir au monde : sa jeunesse, sa beauté, son éclat.
Mais à moi, ma douce, qu’as-tu offert ? Le plaisir de te contempler jour après jour, quelques mots banals et sans intérêt. De tout mes modèles tu es la seule à être restée inaccessible. Qu’est-ce qui t’empêche de me parler comme le font les autres ? Moi, je ne rêve plus que de ça.
J’ai renvoyé toutes les autres, tu est la seule à être admise, encore, dans l’antre du peintre.
Tu seras la dernière.
Je n’ai réussi qu’a te peindre de l’extérieur, mais aujourd’hui c’est ton âme qui va s’étaler sur mes toiles. Capter ton souffle, utiliser ton sang, ta propre peau deviendra ma toile, mon chef d’œuvre à moi. Alors que pense-tu de ma trouvaille ? Ton âme tu ne pourra plus me la dérober bien longtemps, et quand tout sera terminer, quand la peinture sera sèche, le vernis sera posé, tu la montrera au monde entier. Tous pourrons lire ce que tu n’a jamais voulu me faire partager.
Allons tu t’éveille enfin, il est temps de se mettre au travail. Pourquoi ce regard effrayé ? Les peintures ne seront pas utiles, ni les pinceaux. Une simple lame. Nous allons dévoilé ton intériorité ma douce. Je te l’avais dis que je te libérerai de tes liens, laisse moi à présent te libérer de ceux de la chair.
Approche. Plus prés.
J′aime beaucoup !! J′a-dore !!! Bisous ma fille – même si c′est un peu torturé c′est ça qui fait son charme -.
Tout bon ! bizzz à Lie la sanglante ! Ju