Quand y en a plus, y a encore !

   C’est vrai ça aurait trop beau, trop simple. Et puis la vie ne serait pas amusante sans ça.
Ça, ce sont toutes les petites ratures sur la grande page de votre vie qui font des taches et gribouillis. Ce sont tous les petits trucs qui, quand votre stylo glisse harmonieusement pour former les lettres de votre vie, font des plops !
Le dernier plop, qui a fait une grosse bulle d’encre sur la feuille et m’a éclaboussé le nez, taché les doigts quand je m’y suis penchée de plus près.

   Toutes ces envolées lyriques pour dire que les ex ( à comprendre comme : connards de toutes sortes, salauds de première, enfoirés de dernière…) sont vraiment une plaie…
A côté d’eux l’Egypte, elle a peine subit une piqûre d’abeille (bon de guêpe si vous préférez).
Quand vous les croyez enfouis dans les abysses de votre mémoire, que vous avez mis un mouchoir (crasseux) sur toutes les vacheries et les bons souvenirs, et ben non ils reviennent en force !

   Ils reviennent étaler leurs horreurs sur la nouvelle page vierge d’eux que vous tentez d’écrire. Certains continuent à faire partie de votre vie, parce qu’eux, même si ce n’était pas les bons, ça reste des amis.
Mais les autres . . . des plaies vous dis-je !

   Les connards frustrés, qui vous pourrissent la vie juste par dépit. Les crétins imbéciles qui n’ont pas compris qu’ils étaient de trop. Tout ça remonte un peu trop à la surface à mon goût.
Moi qui voudrais faire des déclarations à perdre haleine, je me retrouve engluée face à mon autre moi-même, une image vieillie et archivée de moi. Classée et retournée dans un carton.

   Eh non ! Je me rend compte qu’on peut toujours exhumer les vieux dossiers juste avec des mots malheureux qui n’ont pas de sens hors de leur contexte, mais qui en prennent un tout autre dans la bouche de celui que vous aimez. Un soupçon, subtil, insidieux. Et l’envie de hurler à l’injustice, au mensonge, et de piétiner les pages brouillons de votre vie d’avant l’avoir rencontrer à Lui.

   Tout ce charabia, pour dire que le premier connard qui vient foutre sa merde entre moi et l’chou*, je l’envois ad patres avant qu’il ait trouvé une religion assez complaisante pour lui pardonner toutes ses erreurs passées et à venir.

*l’chou : pour ceux qui n’auraient pas compris c’est mon tendre et cher. Je n’ai jamais eu d’addiction pour une drogue quelconque (à part le net), mais je commence à comprendre le Manque. Jamais assez, jamais trop. Et une absence comme une torture lente qui ferait courir plus vite qu’un marathonien pour retrouver celui manque.