Seuls au milieu de la multitude…
21/10/05
Depuis un certain temps, j′observe, je m′interroge sur les transports en communs (vu que je les prend tous les matins!).
Et ça m′intrigue. Résultat, ça donne ça :
Une masse compacte !!
Tous serrés par manque d′espace ; partageant, à cause de ça, une intimité qu′ils ne réservent habituellement qu′à certains privilégiés. Evitant de croiser les regards de ceux ou celles qui se serrent contre eux, avec qui ils partagent la même barre d′appui. Intimité forcée, pourtant…
on n’est jamais aussi seul que dans les transports en communs…
« on est jamais aussi seul que dans les transports en communs… » C′est exactement ce que je disais à Didi !! Je lui disais que je me sentais seule, que vivre en ville c′est être entourée de bcp – trop – de monde, mais ils ne te voient pas puisque tu fais partie d′un tout, tu es un individu de plus ou de moins qui ressemble à tout le monde. Je lui disais pareil pour le tram, le train etc. Y′a des gens partout mais tu t′es jamais sentie aussi seule de ta vie. Tu peux pas nouer de relation, ils sont tous éphémères les gens, ils vont et viennent, ils te regardent même pas. Paradoxe qu′est la ville ! Beuzouh très fort (:
Qu′esse vous me serrez le coeur, vous deux ! C′est vrai que la ville est le creuset de la solitude, c′est pour ça que j′en veux plus ; parce que, en plus, c′est une solitude sordide. Chacun vit dans son placard, dans la crasse et la fumée des voitures, dans le gris. Courage, mes chéries ! Ju
Et encore : dans le bus, en été, tous ces corps entassés puent vraiment. J′avais toujours le chic pour me retrouver à côté d′un beuuurk !
Et bien moi je l′aime bien cet anonymat des grandes villes. Je marche dans la foule, vite, le regard au loin, dans le vague. Les autres ne sont que des obstacles entre lesquels je louvoie. N′est ce pas confortable, parfois, de n′être rien, vraiment rien ?
Je compare en ce moment même la vie au calme, loin de tout au sommet d′une montagne, à la vie parisienne et metropolitaine. En plus de la promiscuité, de la sinistrose, et du bruit, je m′apperçois que j′y respire mal.