S′il savait!
" – De loin, je me suis dit que je connaissais ce visage. C′est quand tu m′as vu et que t′as souri que, tilt! C′est Prunelle.
– Quand j′ai souri, vraiment? Ah bon. En tout cas, c′est une chance que depuis la dernière fois tu te souviennes de mon prénom aussi. Quelle mémoire, ironisai-je.
– Non, j′oublie des tas de choses. Je me souviens seulement de ce qui m′intéresse, tu sais. La mémoire sélective, tout ça… Seulement ce qui m′intéresse " souria t-il.
A coup de "peut être" et de "on verra", j′ai installé une distance. Mais je souriais. Un sourire, ça se voit, ça trahit. Mais bon, pas tant que ça. Et heureusement, tout ne se voit pas…
On s′est quittés sur une histoire de bus à prendre et de numéro de téléphone à ne pas laisser moisir trop longtemps sur un bout de papier. Il croyait que je l′avais jeté. Je lui ai répondu que non, que je garde toujours les numéros qu′on me laisse.
On s′est quittés, je souriais, souriais, souriais encore.
Des heures après, mon coeur bouillonnait toujours.
Mon bas-ventre aussi, et bien plus. Du dedans, je vibrais presque.
Heureusement, tout ne se voit pas!
cette petite flamme particulière qui brûle au creux de nos espoirs…
C′est le printemps… :-)