Sursis
25/12/04
Ce n′était ni un "adieu" ni un "à bientôt".
Comme si nous ne savions pas que nous allions nous séparer. Pourtant nous ne le savions que trop bien. Avec le recul, je me demande où nous avons pu trouver la force d′être insouciants.
A rire et à parler, à s′effleurer, à se serrer tendrement et à feindre de se repousser, à mélanger nos bouches et nos peaux, à s′accrocher au souffle de l′autre, à faire comme si de rien n′était; ainsi avons-nous laissé passer sur nous le temps qu′il nous restait.
Mon visage blotti sur son ventre.
Ses mains dans mes cheveux.
Nos sourires en miroir.
C′est alors que je me suis surprise à avoir des envies d′éternité.
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